Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-139

Danielle Brulebois EPR · Article 24

En clair

Danielle Brulebois a déposé cet amendement le 7 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en séance publique le 2 nov. 2026.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – Compléter l’alinéa 119 par la phrase suivante :

« Cette part minimale ne peut être inférieure à 9 % pour les gazoles et à 9,5 % pour les essences. »

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :« XI. – La perte de recettes résultant pour l’État est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre I< sup>er< /sup> du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement a pour objet d'inscrire directement dans la loi, et non de renvoyer au pouvoir réglementaire, la fixation des taux minimaux d'incorporation de biocarburants agricoles devant être mis à la consommation, soit 9 % pour les gazoles et 9,5 % pour les essences.

Il s'agit de préserver des débouchés essentiels pour l'agriculture française, qui traverse aujourd'hui une crise sans précédent. Associés à des pénalités dissuasives, ces taux minimaux consolident un débouché qui contribue de manière significative au revenu agricole. Dans le Jura, les agriculteurs sont nombreux à y trouver un complément de valorisation de leurs productions, et je tiens à saluer leur engagement, qui fait vivre nos territoires ruraux.

Cet amendement entend également intégrer dans la loi de finances un élément déterminant de ce dispositif, et préserver la compétence que le législateur exerce depuis plus de vingt ans en matière de politique publique en faveur des filières agricoles. Les enjeux sont multiples.

Il y va d'abord de la souveraineté énergétique de la France, puisque ces biocarburants réduisent la dépendance aux importations d'énergies fossiles dans une période de tensions internationales accrues, avec une économie d'environ 1,5 milliard d'euros sur la balance commerciale. Il y va ensuite de la souveraineté protéique pour la nutrition animale, la production de biocarburants permettant la coproduction de protéines végétales, dans un contexte de pénurie fourragère. Il y va aussi de la décarbonation des transports, qui permet à la France de tenir ses engagements climatiques au niveau européen. Il y va enfin de l'emploi agricole et industriel dans les territoires, avec 120 000 exploitations agricoles, 30 000 emplois et 99 sites industriels concernés.

C'est pourquoi cet amendement propose de fixer ces taux directement dans la loi, afin de donner de la visibilité et de la stabilité à l'ensemble de la filière.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le
Les 12 amendements identiques, discutés avec lui

Autrice

Danielle Brulebois EPR

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P1D1N000139
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210