Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-1307

Elie Califer SOC · Après l'article 25

En clair

Elie Califer a déposé cet amendement le 9 oct. 2026, avec 20 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en séance publique le 2 nov. 2026.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Le tableau du second alinéa de l’article L. 422‑22 du code des impositions sur les biens et services est ainsi rédigé :

«

Destination finale Catégorie de service Tarif
Domestique, européenne ou assimilée Normale 2.63
Avec services additionnels 20.27
Tierce Normale 7.51
Avec services additionnels 63.07

»

II. – La perte de recettes résultant du I pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement vise à rétablir le tarif de solidarité sur les billets d’avion à son niveau de février 2025.

La loi de finances pour 2025 a fortement accru la fiscalité du transport aérien. Elle a instauré une différence de taxation entre les trajets longue distance et les trajets les plus courts, ainsi qu’en fonction de la catégorie de services.

Cette évolution du mode de calcul est de nature à défavoriser les trajets au départ, à destination et entre les territoires ultramarins. À Saint-Barthélemy, les vols inter-îles réalisés par des petits appareils adaptés à la fois au faible trafic et aux pistes courtes sont considérés comme des « vols d’affaires », les passagers sont soumis à un tarif de solidarité de 210€.

L’évolution du mode de calcul entraine par ailleurs une augmentation forte du tarif de solidarité appliqué aux vols en classe économique. Les hausses atteignent jusqu’à 15 euros par passager pour les vols domestiques et vers les DROM en classe économique, 33 euros pour les vols long-courriers et 2 100 euros pour l’aviation d’affaires internationale. Pour un billet en classe économique vers une destination de plus de 5 500 kilomètres, le tarif a augmenté de 433 %.

En renchérissant les billets, cette augmentation réduit l’attractivité des liaisons les plus fragiles et peut conduire les compagnies à diminuer capacités, fréquences et destinations, en particulier dans les aéroports régionaux. Outre l’impact sur l’attractivité du trafic aéroportuaire français, cela engendre surtout une rupture de la continuité territoriale entre l’Hexagone et les territoires ultramarins.

Le transport aérien est un instrument d’égalité territoriale. Il assure l’accessibilité des territoires isolés lorsque les infrastructures terrestres sont insuffisantes ou inexistantes ; études, formations, soins, les citoyens ultramarins sont bien souvent contraints de prendre l’avion.

Comme le souligne le rapport issu de la mission flash sur l’impact des taxes et redevances qui s’appliquent au transport aérien desservant les territoires ultramarins, l’accumulation de contraintes fiscales menace la connectivité des collectivités ultramarines. Afin de préserver cette connectivité, le présent amendement propose de revenir aux tarifs applicables avant la loi de finances pour 2025.

Cet amendement a été travaillé avec l’Union des aéroports français (UAF).

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le
Les 2 amendements identiques, discutés avec lui

Auteurs 21

Elie Califer SOC

Les 20 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P1D1N001307
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210