amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-127

Danielle Brulebois EPR · Après l'article 32

En clair

Danielle Brulebois a déposé cet amendement le 7 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

L’article 54 quater du code général des impôts est ainsi rédigé :

« Art. 54 quater. – Les entreprises sont tenues de fournir :

« 1° À la demande de l’administration fiscale, dans un délai de trente jours à compter de la réception de cette demande, le relevé détaillé des catégories de dépenses visées au 5 de l’article 39, lorsqu’elles dépassent un certain montant fixé par arrêté du ministre chargé de l’économie et des finances, au titre de l’exercice ou des exercices désignés par l’administration ;

« 2° À l’appui de la déclaration de leurs résultats de chaque exercice, le relevé détaillé des dépenses mentionnées au troisième alinéa de l’article 238 A et déduites pour l’établissement de leur impôt. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement a pour objet de simplifier concrètement la vie des entreprises en supprimant le caractère annuel et systématique du relevé de certains frais généraux prévu à l'article 54 quater du code général des impôts, sans supprimer l'obligation de fournir les informations concernées à l'administration fiscale.

Les entreprises concernées doivent aujourd'hui produire, à l'appui de leur déclaration annuelle de résultats, un relevé portant notamment sur les rémunérations et avantages des personnes les mieux rémunérées, les frais de voyage et de déplacement, certaines dépenses relatives aux véhicules et aux immeubles, ainsi que les cadeaux et frais de réception. Les seuils applicables aux rémunérations des personnes les mieux rémunérées ont certes été sensiblement relevés en 2025, de 150 000 euros et 300 000 euros à respectivement 270 000 euros et 540 000 euros selon l'effectif de l'entreprise, mais le seuil de 50 000 euros pour l'une de ces personnes prise individuellement demeure, tout comme les autres seuils par catégorie de dépenses.

Pour les entreprises qui entrent dans son champ, ce relevé reste une formalité spécifique. L'administration elle-même reconnaît qu'il suppose une ventilation des comptes de charges, parfois complexe. Cette charge pèse directement sur l'entreprise ou, indirectement, sur son cabinet d'expertise comptable, et se concentre sur la période de dépôt des déclarations annuelles. Dans un département rural comme le Jura, où les entreprises sont en grande majorité des TPE et des PME, je mesure ce que représente ce temps consacré aux démarches administratives, et je tiens à saluer l'engagement des chefs d'entreprise et de leurs experts-comptables.

Cet amendement ne repose pas sur l'idée que le relevé ferait entièrement doublon avec la déclaration sociale nominative : certaines personnes prises en compte ne sont pas salariées, et les frais de déplacement, les véhicules, les immeubles, les cadeaux et les frais de réception ne figurent pas dans la DSN. Il ne supprime donc pas les informations concernées, mais remplace le dépôt annuel systématique par une transmission à la demande de l'administration fiscale, dans un délai de trente jours à compter de la réception de cette demande, pour le ou les exercices désignés.

Les garanties de l'administration demeurent intactes. Le régime de sanction de l'article 1763 du code général des impôts reste applicable en cas de défaut de production ou de relevé inexact ou incomplet, et les obligations de conservation des documents comptables continuent de permettre l'exercice du droit de contrôle. L'obligation distincte de déclarer les dépenses mentionnées au troisième alinéa de l'article 238 A n'est pas modifiée.

Cet amendement permet ainsi de remplacer une obligation déclarative annuelle systématique par une obligation ciblée, déclenchée lorsque l'administration l'estime nécessaire. L'Assemblée nationale avait d'ailleurs adopté en séance publique, lors de la première lecture du projet de loi de finances pour 2026, un amendement poursuivant le même objectif de simplification.

Son sort

Examen
En séance publique
Les 14 amendements identiques, discutés avec lui

Autrice

Danielle Brulebois EPR

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P1D1N000127
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210