amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Loi d’urgence visant à rétablir l’interdiction de l’acétamipride et du flupyradifurone pour garantir la protection de la santé humaine, de la biodiversité, de l’environnement et notre souveraineté alimentaire

Amendement n° 18

Édouard Jordan RN · Article unique

En clair

Édouard Jordan a déposé cet amendement le 26 oct. 2026, sur le texte « Loi d’urgence visant à rétablir l’interdiction de l’acétamipride et du flupyradifurone pour garantir la protection de la santé humaine, de la biodiversité, de l’environnement et notre souveraineté alimentaire ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Ce qu'il propose

Le dispositif

Supprimer cet article.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement vise à supprimer l’article unique de la présente proposition de loi. En effet, s'il devait être appliqué, cet article supprimerait les possibilités de dérogation prévues pour certaines productions confrontées à des impasses techniques, sans aucune alternative prévue par la proposition de loi. Les dispositions visées organisent pourtant un recours temporaire et encadré, soumis à l’intervention de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, et accompagné de la recherche de solutions alternatives.

Dans l’Aude, cette question concerne directement les producteurs de pommes, de cerises et de noisettes. Le département comptait, en 2024, 219 hectares de pommes de table, 20 hectares de cerisiers et 24 hectares de noisetiers. La production de noisettes, présente notamment à Villesèquelande, illustre la diversité des savoir-faire agricoles de notre territoire. Même modestes à l’échelle nationale, ces productions représentent des exploitations, des revenus et une activité économique qu’il appartient au législateur de préserver. Ce texte mettrait directement en danger leur viabilité.

La protection de la santé humaine, des pollinisateurs et de l’environnement impose une évaluation rigoureuse des usages et un accompagnement effectif des agriculteurs. Elle doit également tenir compte des conséquences concrètes des interdictions lorsqu’aucune alternative satisfaisante n’est disponible. Fragiliser davantage nos producteurs risquerait d’accroître notre dépendance aux importations, sans garantir une amélioration des conditions de production des denrées consommées en France. Les néonicotinoïdes sont en effet massivement utilisé dans les pays avec lesquelles nous entretenons des relations commerciales, notamment l'Allemagne, l'Espagne, la Pologne et l'Ukraine.

La transition vers des solutions alternatives doit donc être organisée et financée, en tenant compte des réalités agronomiques et économiques de chaque filière. C’est pourquoi cet amendement propose de maintenir les possibilités de dérogation encadrées prévues par le droit en vigueur.

Son sort

Examen
En séance publique
Les 12 amendements identiques, discutés avec lui

Auteur

Édouard Jordan RN

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3172

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3172P0D1N000018
Texte amendé (Assemblée nationale)
PIONANR5L17B3172