amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026
Amendement n° 1291
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En clair
Emmanuel Maurel a déposé cet amendement le 9 janv. 2026, avec 16 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 210 sur 1 607amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
À la fin, substituer au montant :
« 28 439 880 549 € »
le montant :
« 23 098 097 974 € ».
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Il est prévu pour 2026 un prélèvement sur recettes pour la contribution de la France au budget de l’Union européenne de 28,4 milliards d’euros. Soit une hausse de 23 % par rapport à 2025.
L’exposé des motifs du PLF 2026 indiquait que ce montant avait été estimé en fonction de la révision à mi-parcours du cadre financier pluriannuel (CFP) 2021‑2027, pour tenir compte des dépenses liées au financement de certaines priorités, au demeurant légitimes, comme le soutien à l’Ukraine, les technologies stratégiques et les migrations.
Mais il précisait aussi que l’ajustement des contributions des États-Membres maintient les « corrections forfaitaires », autrement dit les rabais obtenus par l’Autriche, l’Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas et la Suède, notamment à l’occasion de la négociation sur le plan de relance Next Generation EU.
Or le montant total que la France a reçu au titre de ce plan de relance a été beaucoup plus faible que celui obtenu par d’autres pays, comme la Pologne, l’Espagne ou l’Italie. Mais elle devra pourtant participer au remboursement des sommes empruntées par l’UE plus que proportionnellement à ce qu’elle a reçu.
La France se trouve par ailleurs dans une situation très dégradée de ses finances publiques, tout en étant un fort contributeur net au budget de l’UE et en voyant ses priorités stratégiques insuffisamment prises en compte dans l’élaboration du futur CFP 2028‑2034.
En effet le soutien direct aux agriculteurs de la Politique Agricole Commune fonderait de 387 milliards à 294 milliards, au moment même où se multiplient les accords de libre-échange et les concessions agricoles accordées par l’Union ; et le soutien aux Régions Ultra Périphériques (RUP), essentiellement les territoires d’outre mer français, se verrait lui aussi sérieusement remis en cause. Autrement dit, nous paierons plus et nous recevrons moins ; et l’amendement sénatorial diminuant légèrement la contribution par rapport au texte initial n’y changera rien.
En limitant la contribution française au budget de l’UE à hauteur du montant de l’exercice précédent, cet amendement ajustera notre effort aux paramètres du CFP à venir et soulagera les charges publiques de 5,3 milliards d’euros.
Son sort
- Examen
- En séance publique
L'amendement identique, discuté avec lui
Auteurs 17
- GDR 16
Les 16 cosignataires
- GDR Soumya Bourouaha
- GDR Julien Brugerolles
- GDR Édouard Bénard
- GDR Jean-Victor Castor
- GDR Elsa Faucillon
- GDR Émeline K/Bidi
- GDR Karine Lebon
- GDR Jean-Paul Lecoq
- GDR Frédéric Maillot
- GDR Yannick Monnet
- GDR Marcellin Nadeau
- GDR Stéphane Peu
- GDR Mereana Reid Arbelot
- GDR Davy Rimane
- GDR Nicolas Sansu
- GDR Emmanuel Tjibaou
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · nouvelle lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 2247
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001291
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B2247