amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026
Amendement n° II-1275
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En clair
Pascale Bordes a déposé cet amendement le 12 nov. 2025, avec 60 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 558 sur 4 011amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
| Programme | Autorisations d'engagement | Crédits de paiement |
|---|---|---|
| Justice judiciaire | +8 000 000 € | +8 000 000 € |
| Administration pénitentiaire | 0 € | 0 € |
| Protection judiciaire de la jeunesse | 0 € | 0 € |
| Accès au droit et à la justice | 0 € | 0 € |
| Conduite et pilotage de la politique de la justice | −8 000 000 € | −8 000 000 € |
| Conseil supérieur de la magistrature | 0 € | 0 € |
| Solde | 0 € | 0 € |
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement prévoit de minorer les crédits, en autorisations d'engagement et en crédits de paiement du titre 2, d'un montant de 5 000 000 d'euros pour l'action 01- "Etat-Major" du programme n°310 : "Conduite et pilotage de la politique de la justice" et de minorer de 3 000 000 euros pour l'action 03- " Evaluation, contrôle, études et recherche" du programme 310 : "Conduite et pilotage de la politique de la justice", et pour les besoins de la recevabilité financière, d'augmenter de 8 000 000 euros l'action 2-"Conduite et pilotage de la politique pénale et jugement des affaires pénales" du programme n°166 "Justice judiciaire".
Le présent amendement vise à renforcer les moyens de la magistrature, pilier essentiel de l’autorité de l’État, en redéployant des crédits depuis l’administration centrale vers les juridictions de terrain.
Il propose d’augmenter de 8 millions d’euros les crédits de l’action « Conduite et pilotage de la politique pénale et jugement des affaires pénales » du programme 166 « Justice judiciaire ».
Depuis trop longtemps, la justice française est privée des moyens nécessaires à l’exercice plein et entier de ses missions.
La France compte à peine 11,3 magistrats professionnels pour 100 000 habitants, contre 21,4 en Espagne et 24,8 en Allemagne pour une moyenne européenne de 22 (données CEPEJ 2024).
Ce sous-effectif chronique a des conséquences directes : des procédures interminables, des classements sans suite par manque de temps, et une justice devenue impuissante face à la montée de la criminalité.
Cette faiblesse structurelle compromet la lutte contre le narcotrafic et la criminalité organisée, qui gangrènent nos villes, nos quartiers et même nos campagnes.
Le narcotrafic représente en France un chiffre d’affaires de plus de 3,5 milliards d’euros au minimum, mobilise un peu plus de 200 000 individus et alimente une spirale de violences dont les Français sont les premières victimes.
Comment espérer combattre efficacement ces réseaux mafieux lorsque les magistrats croulent sous des milliers de dossiers en attente ?
Le Rassemblement National affirme une exigence claire : rendre à la justice les moyens de faire respecter la loi et l’autorité de la République.
Il est temps de rompre avec la logique technocratique qui multiplie les structures d’étude et de pilotage inutiles, pendant que les tribunaux manquent de juges, de greffiers et de salles d’audience.
Cet amendement traduit une volonté politique forte :
- Moins de bureaucratie, plus de justice réelle ;
- Moins de rapports, plus de jugements ;
- Moins de discours, plus de condamnations effectives.
En soutenant ce redéploiement, la représentation nationale adresse un message clair : la justice française doit redevenir rapide, ferme et au service du peuple français.
C’est une condition indispensable pour rétablir l’ordre, la justice, la sécurité et la confiance dans l’État.
Auteurs 61
- RN 60
Les 60 cosignataires
- RN Sébastien Chenu
- RN Julien Limongi
- RN Sébastien Humbert
- RN Jordan Guitton
- RN Jonathan Gery
- RN Anaïs Sabatini
- RN Manon Bouquin
- RN Nadine Lechon
- RN Catherine Rimbert
- RN Marie-France Lorho
- RN Antoine Villedieu
- RN Thibaut Monnier
- RN Eddy Casterman
- RN Anne Sicard
- RN Hélène Laporte
- RN Frank Giletti
- RN Frédéric-Pierre Vos
- RN David Magnier
- RN Emmanuel Taché
- RN Jorys Bovet
- RN Roger Chudeau
- RN Pierre Meurin
- RN Auguste Evrard
- RN Sophie Blanc
- RN Hervé de Lépinau
- RN Stéphane Rambaud
- RN Florence Joubert
- RN Caroline Parmentier
- RN Philippe Ballard
- RN Julien Odoul
- RN Sophie-Laurence Roy
- RN Stéphanie Galzy
- RN Thomas Ménagé
- RN Joseph Rivière
- RN Frédéric Boccaletti
- RN Alexandre Dufosset
- RN Julie Lechanteux
- RN Gisèle Lelouis
- RN Tiffany Joncour
- RN Sylvie Josserand
- RN Emmanuel Fouquart
- RN Marine Hamelet
- RN Kévin Pfeffer
- RN Joëlle Mélin
- RN Géraldine Grangier
- RN Monique Griseti
- RN Angélique Ranc
- RN Aurélien Dutremble
- RN Serge Muller
- RN Lisette Pollet
- RN René Lioret
- RN Edwige Diaz
- RN Pascal Jenft
- RN Alexis Jolly
- RN Emmanuel Blairy
- RN Nicolas Meizonnet
- RN Robert Le Bourgeois
- RN Florence Goulet
- RN Théo Bernhardt
- RN Matthieu Marchio
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 1906
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B1906P2D1N001275
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B1906