amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2025
Amendement n° II-2040
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En clair
Philippe Lottiaux a déposé cet amendement le 6 nov. 2024, avec 73 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2025 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 470 sur 4 028amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
| Programme | Autorisations d'engagement | Crédits de paiement |
|---|---|---|
| Structures et dispositifs de sécurité routière | −50 000 000 € | −50 000 000 € |
| Contrôle et modernisation de la politique de la circulation et du stationnement routiers | 0 € | 0 € |
| Contribution à l'équipement des collectivités territoriales pour l'amélioration des transports en commun, de la sécurité et de la circulation routières | 0 € | 0 € |
| Désendettement de l'État | 0 € | 0 € |
| Solde | −50 000 000 € | −50 000 000 € |
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Entre le permis à points, les zones à faible émission, la baisse des vitesses maximales, la chasse aux voitures en centre-ville et le déploiement de milliers de radars automatiques, les automobilistes français font l’objet d’une traque illégitime alors que la voiture est un instrument de travail indispensable, mais aussi, n’en déplaise à certains, de liberté individuelle.
La mission « Contrôle de la circulation et du stationnement routiers » se voit dotée de 1,8 milliard d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement pour 2025, dont 336 millions d’euros pour le programme 751 « Structures et dispositifs de sécurité routière » qui a pour finalité la lutte contre l’insécurité routière, notamment via le « système de contrôle automatisé ».
La France semble toujours aussi fière de sa stratégie « tout-radars et répression » alors que les causes d'accidents mortels sont multifactorielles (état des routes, alcool, stupéfiants...) et que la mortalité sur les routes ne baisse plus significativement depuis des années (3 398 en 2023, soit le niveau d’avant la Covid).
De nombreux pays ont pourtant fait le choix de réduire leur dispositif de contrôle-sanction de la vitesse, comme le Royaume-Uni, voire de mettre fin aux radars automatiques, comme le Danemark. Cela ne les empêche pas de se trouver parmi les pays européens les plus performants en matière de sécurité routière.
20 ans après leur mise en place, plus rien ne justifie de maintenir un tel investissement financier, alors même que la technologie automobile a fait d’immenses progrès et que les comportements sont plus disciplinés. La réduction de la mortalité passe désormais par des investissements plus importants visant à sécuriser les zones accidentogènes et les routes secondaires.
La politique du « tout-radars » semble plus motivée par des considérations bassement financières, à savoir se servir sur le dos des contribuables, que par une sincère lutte contre les accidents de la route. Cette impression, que ressentent de très nombreux Français, est confortée par les emplacements des radars sur des routes départementales comportant des vitesses maximales très variables, parfois d’un kilomètre à l’autre (sans parler du 80km/h qui ne vaut que dans certains départements), si bien qu’aucune personne même parfaitement consciencieuse ne peut véritablement les respecter.
Sans supprimer totalement les moyens financiers destinés aux dispositifs de sécurité routière, cet amendement propose de réduire de 50 millions d’euros l’action 01 « Dispositifs de contrôle » du programme 751 « Structures et dispositifs de sécurité routière ».
L’argent public sera mieux utilisé pour la prévention et la sécurisation au plus proche du terrain plutôt que pour la répression aveugle des automobilistes.
Auteurs 74
Les 73 cosignataires
- RN Catherine Rimbert
- RN Emmanuel Blairy
- RN Laure Lavalette
- RN Marine Hamelet
- RN Nathalie Da Conceicao Carvalho
- RN Julie Lechanteux
- RN Bruno Bilde
- RN Manon Bouquin
- RN Anthony Boulogne
- RN Frank Giletti
- RN Julien Limongi
- RN Emmanuel Taché
- RN Joëlle Mélin
- RN Jocelyn Dessigny
- RN Sébastien Chenu
- RN Sébastien Humbert
- RN Lisette Pollet
- RN José Beaurain
- RN Claire Marais-Beuil
- UDR Marc Chavent
- RN Angélique Ranc
- RN Edwige Diaz
- RN Michèle Martinez
- RN Pierre Meurin
- RN Marie-France Lorho
- RN Antoine Villedieu
- RN Hervé de Lépinau
- RN Joseph Rivière
- RN Yaël Ménaché
- RN René Lioret
- RN Julien Guibert
- RN Robert Le Bourgeois
- RN Aurélien Lopez-Liguori
- RN Thierry Frappé
- RN Serge Muller
- RN Jonathan Gery
- RN Florence Joubert
- RN Thierry Perez
- RN Alexandre Dufosset
- RN David Magnier
- RN Pascal Markowsky
- RN Laurence Robert-Dehault
- RN Gaëtan Dussausaye
- RN Gisèle Lelouis
- RN Arnaud Sanvert
- RN Nicolas Dragon
- RN Auguste Evrard
- RN Timothée Houssin
- RN Thierry Tesson
- RN Hélène Laporte
- RN Katiana Levavasseur
- RN Monique Griseti
- RN Romain Tonussi
- RN Frédéric Boccaletti
- RN Tiffany Joncour
- RN Christophe Bentz
- RN Stéphanie Galzy
- RN Michel Guiniot
- RN Stéphane Rambaud
- RN Pascal Jenft
- RN Julien Rancoule
- RN Kévin Mauvieux
- RN Sylvie Josserand
- RN Anaïs Sabatini
- RN Frédéric Falcon
- RN José Gonzalez
- RN Géraldine Grangier
- RN Jordan Guitton
- RN Jérôme Buisson
- RN Théo Bernhardt
- RN Lionel Tivoli
- UDR Éric Michoux
- RN Christian Girard
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 324
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B0324P2D1N002040
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B0324