Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF2900

Julien Odoul RN · Article 58

En clair

Julien Odoul a déposé cet amendement le 22 oct. 2026, avec 16 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 26 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Immigration et asile0 €0 €
Intégration et accès à la nationalité française−20 000 000 €−20 000 000 €
Solde−20 000 000 €−20 000 000 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement propose de diminuer de 20 millions d’euros les autorisations d’engagement et les crédits de paiement du programme 104 « Intégration et accès à la nationalité française », en faisant porter cet effort sur les dépenses d’intervention de l’action 12 « Intégration des étrangers primo-arrivants ».

Hors fonds de concours, cette action passerait de 96,76 millions d’euros en crédits de paiement en 2026 à 105,36 millions d’euros en 2027. Ses dépenses d’intervention augmenteraient plus fortement encore, de 44,83 à 59,43 millions d’euros. Le présent amendement propose de supprimer cette augmentation de 14,60 millions d’euros et de réaliser un effort supplémentaire de 5,40 millions d’euros par rapport à 2026.

Dans son rapport publié en février 2025, la Cour des comptes relève un risque élevé de doublons entre certaines formations financées par les préfectures et celles proposées par l’Office français de l’immigration et de l’intégration. Elle constate l’insuffisance des moyens permettant de vérifier leur complémentarité et leur efficacité.

Les données examinées pour 2022 révèlent également que 12 % des actions de formation linguistique financées sur crédits déconcentrés présentent un coût horaire par bénéficiaire supérieur à 50 euros. Seules 35 % de ces formations débouchent sur une certification. Ce dernier indicateur ne mesure pas, à lui seul, l’ensemble des acquis, mais souligne la nécessité de mieux documenter les résultats.

Enfin, la Cour relève qu’en 2023, les visites de porteurs de projets associatifs ne s’accompagnaient pas d’audits des structures concernées, faute de priorité donnée à ces contrôles.

L’existence d’une subvention antérieure ne saurait justifier son renouvellement. Les prestations les plus coûteuses doivent être réexaminées et les interventions redondantes supprimées lorsqu’elles sont identifiées.

La réduction proposée doit conduire à sélectionner davantage les actions financées, en privilégiant celles dont les résultats sont établis.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 17

Julien Odoul RN

Les 16 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N002900
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210