Adopté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF2678

Anne Genetet EPR · Article 58

En clair

Anne Genetet a déposé cet amendement le 21 oct. 2026, avec 37 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été adopté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 29 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Enseignement scolaire public du premier degré0 €0 €
Enseignement scolaire public du second degré+94 225 163 €+94 225 163 €
Vie de l'élève0 €0 €
Enseignement privé du premier et du second degrés−94 225 163 €−94 225 163 €
Conduite et soutien des politiques de l’enseignement, de la recherche, de la jeunesse, de la vie associative et des sports0 €0 €
Enseignement technique agricole0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement d’appel du groupe Écologiste et Social vise à la création d’une 4ème année volontaire en baccalauréat professionnel.

Plus d’un tiers des jeunes qui entrent en baccalauréat professionnel en sortira sans diplôme, du fait du décrochage scolaire ou de l’échec à l’examen. Seuls 65 % des élèves de seconde professionnelle accèdent au baccalauréat par la voie scolaire. Les lycées professionnels regroupent 27 % des lycéens mais concentrent plus de 60 % de ceux qui décrochent. Le taux d’insertion professionnelle des bacheliers professionnels est inférieur à 50 % : six mois après l’obtention du diplôme, seuls 44,1 % sont en emploi en 2025, contre 46,9 % un an plus tôt. Plus de la moitié des bacheliers professionnels échouent à obtenir un BTS en cas de poursuite d’études : seuls 39,2 % l’obtiennent en deux ans et 44,6 % en deux ou trois ans. Plus de quatre sur dix ne passent pas en deuxième année, et d’autres ont besoin d’une année supplémentaire pour atteindre leur objectif.

Dans le même temps, les réformes successives du bac professionnel ont conduit à une très forte réduction du nombre d’enseignements. En 2009, le passage de quatre à trois ans a supprimé 25 % du temps d’enseignement de la filière. La réforme de 2023 a encore réduit les cours en terminale, au profit de périodes de stage portées à douze semaines. Et souvent, les élèves arrivent en classe de seconde avec des acquis insuffisants.

Une année de scolarité supplémentaire, qu’elle soit offerte en début ou en cours de cursus, dans des classes à effectifs réduits, offrirait aux élèves en difficulté de meilleures chances d’insertion professionnelle. Le constat est connu : les diplômes du CAP et du baccalauréat professionnel mènent plus difficilement à l’emploi. Six mois après leur sortie de formation, 28,7 % des diplômés de CAP et 44,1 % des bacheliers professionnels sont en emploi, contre 58,1 % des diplômés de BTS. Quand ils en trouvent un, c’est souvent à un niveau inférieur à celui auquel ils pourraient prétendre.

Cette année de formation supplémentaire permettrait par la suite aux élèves qui le souhaitent de poursuivre leurs études dans de meilleures conditions.

Le financement de cette année complémentaire pourrait être assuré en puisant dans le soutien public aux entreprises pour l’apprentissage, qui représente un coût élevé pour les finances publiques.

Afin de respecter les règles de recevabilité financière, cet amendement propose :

– une augmentation de 94 225 163 €, en AE et en CP (titre 2), de l’action 03 « Enseignement professionnel sous statut scolaire » du programme n° 141 « Enseignement scolaire public du second degré » ;

– une diminution de 94 225 163 €, en AE et en CP (titre 2), de l’action 02 « Enseignement élémentaire » du programme n° 139 « Enseignement privé du premier et du second degrés ».

Il n’est pas souhaité de baisser les crédits du programme 139. C’est pourquoi le Gouvernement est appelé à lever ce gage.

Le présent amendement fait suite à une recommandation de la communication de la mission « flash » sur les impacts des réformes successives sur le baccalauréat professionnel de Mme Géraldine Bannier et M. Jean-Claude Raux.

Son sort

Sort décidé le
L'amendement identique, discuté avec lui

Auteurs 38

Anne Genetet EPR · Rapporteur, Commission des affaires culturelles et de l'éducation

Les 37 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N002678
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210