Rejeté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° II-CF2221
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En clair
Christine Arrighi a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 35 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 23 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire
Ce qu'il propose
| Programme | Autorisations d'engagement | Crédits de paiement |
|---|---|---|
| Gestion fiscale et financière de l'État et du secteur public local | +14 248 404 € | +14 248 404 € |
| Conduite et pilotage des politiques économiques et financières | −14 248 404 € | −14 248 404 € |
| Facilitation et sécurisation des échanges | 0 € | 0 € |
| Solde | 0 € | 0 € |
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement de repli annule la suppression de 222 emplois prévue en 2027 au sein de la DGFiP, et affecte les emplois ainsi maintenus au contrôle fiscal.
La mission a été renommée « Gestion des finances publiques et lutte contre les fraudes ». Pourtant, le projet annuel de performances du programme 156 prévoit un schéma d’emplois de -176 équivalents temps plein, qui comprend « une mesure d’économie à hauteur de 222 suppressions d’emplois », auxquelles s’ajoute l’extension en année pleine des 550 suppressions votées en 2026, soit -439,83 équivalents temps plein travaillé. Le plafond d’emplois du programme passe ainsi à 91 026 équivalents temps plein travaillé. Le même document affirme que la lutte contre la fraude fiscale « restera une orientation prioritaire pour la DGFiP ».
Le rapport d’information de la commission des finances sur les moyens de la DGFiP consacrés à la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales (n° 3072, juillet 2026) dresse un constat sévère. Entre 2015 et 2025, les effectifs de la DGFiP sont passés de 107 202 à 91 064 équivalents temps plein travaillé, et ceux du contrôle fiscal de 12 362 à 10 497. Sur les 1 500 emplois annoncés en 2023 pour le contrôle fiscal, seuls 42 emplois supplémentaires ont été constatés fin 2025. Les vérifications de comptabilité et les examens de situation fiscale personnelle ont fortement reculé, et les résultats des contrôles sur place sont passés de 12,1 à 9,7 milliards d’euros entre 2015 et 2025.
Ces emplois sont pourtant parmi les plus rentables de l’État. Selon le même rapport, un vérificateur de la direction des vérifications nationales et internationales rapporte en moyenne 12 millions d’euros par an, alors que près de 15 % de ses quelque 292 postes de vérificateurs étaient vacants. Le coût moyen chargé d’un agent de catégorie A de la DGFiP est de 64 182 euros par an, selon le projet annuel de performances. En 2025, le contrôle fiscal a permis de mettre en recouvrement 17,1 milliards d’euros de droits et pénalités.
Les mesures de lutte contre la fraude débattues en première partie n’auront d’effet que si l’administration dispose des agents nécessaires pour les appliquer.
Le montant de 14 248 404 euros correspond au coût en année pleine de 222 agents de catégorie A, sur la base du coût moyen chargé de 64 182 euros indiqué par le projet annuel de performances. Il est inscrit sur l’action 02 – Fiscalité des PME.
L’amendement procède ainsi à l’abondement à hauteur de 14 248 404 euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement des crédits de titre 2 de l’action 02 – Fiscalité des PME du programme 156 « Gestion fiscale et financière de l’État et du secteur public local ». Afin de garantir la recevabilité de cette proposition, il est procédé à une baisse à due concurrence en autorisations d’engagement et en crédits de paiement des crédits hors titre 2 de l’action 05 – Prestations d’appui et support du programme 218 « Conduite et pilotage des politiques économiques et financières ».
Cette baisse vise uniquement à respecter les règles de recevabilité. Les auteurs de cet amendement n’ayant aucune intention de réduire les crédits de l’action concernée, ils invitent le Gouvernement à lever le gage.
Son sort
- Sort décidé le
Auteurs 36
- EcoS 35
Les 35 cosignataires
- EcoS Pouria Amirshahi
- EcoS Clémentine Autain
- EcoS Léa Balage El Mariky
- EcoS Dominique Voynet
- EcoS Lisa Belluco
- EcoS Karim Ben Cheikh
- EcoS Benoît Biteau
- EcoS Arnaud Bonnet
- EcoS Nicolas Bonnet
- EcoS Cyrielle Chatelain
- EcoS Alexis Corbière
- EcoS Hendrik Davi
- EcoS Emmanuel Duplessy
- EcoS Charles Fournier
- EcoS Marie-Charlotte Garin
- EcoS Damien Girard
- EcoS Steevy Gustave
- EcoS Catherine Hervieu
- EcoS Jérémie Iordanoff
- EcoS Julie Laernoes
- EcoS Tristan Lahais
- EcoS Benjamin Lucas-Lundy
- EcoS Julie Ozenne
- EcoS Sébastien Peytavie
- EcoS Marie Pochon
- EcoS Jean-Claude Raux
- EcoS Nicolas Thierry
- EcoS Jean-Louis Roumégas
- EcoS Sandrine Rousseau
- EcoS François Ruffin
- EcoS Eva Sas
- EcoS Sabrina Sebaihi
- EcoS Danielle Simonnet
- EcoS Sophie Taillé-Polian
- EcoS Boris Tavernier
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO59048B3210P2D1N002221
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210