amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° II-CF2215
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En clair
Christine Arrighi a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 35 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il est tombé en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 21 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire
Ce qu'il propose
| Programme | Autorisations d'engagement | Crédits de paiement |
|---|---|---|
| Infrastructures et services de transports | +5 000 000 € | +5 000 000 € |
| Mer, pêche et aquaculture | 0 € | 0 € |
| Paysages, eau et biodiversité | 0 € | 0 € |
| Expertise, information géographique et météorologie | 0 € | 0 € |
| Prévention des risques | 0 € | 0 € |
| Énergie, climat et après-mines | 0 € | 0 € |
| Service public de l'énergie | −5 000 000 € | −5 000 000 € |
| Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables | 0 € | 0 € |
| Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires | 0 € | 0 € |
| Sûreté nucléaire et radioprotection | 0 € | 0 € |
| Ecologie – mise en extinction du plan de relance | 0 € | 0 € |
| Forêt | 0 € | 0 € |
| Solde | 0 € | 0 € |
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement rétablit, à hauteur de 5 millions d’euros, la subvention d’exploitation de l’État au train de nuit Paris–Strasbourg–Vienne, supprimée en 2026.
Les trains de nuit Paris–Berlin et Paris–Vienne ont disparu à partir de 2026, l’État ayant refusé de renouveler sa subvention d’exploitation. Ces lignes étaient conventionnées, contrairement à d’autres liaisons internationales exploitées en services librement organisés. Comme l’indique la SNCF elle-même, l’exploitation d’un train de nuit ne peut atteindre l’équilibre économique : une place n’y est vendue qu’une fois par jour, les coûts de personnel sont plus élevés et les passages de frontière imposent des changements de locomotives et d’équipages. Le soutien public avait d’ailleurs été conçu comme une aide au démarrage sur trois ans : le supprimer avant maturité revient à condamner un service attractif.
Depuis le 26 mars 2026, la liaison Paris–Berlin a été reprise par un opérateur privé. La liaison Paris–Vienne, elle, reste suspendue. La France est ainsi privée de sa dernière liaison ferroviaire de nuit vers l’Autriche, alors que la demande n’a jamais été aussi forte : les trains de nuit ont transporté plus d’un million de voyageurs en 2024, soit deux fois plus qu’en 2019, avec un taux d’occupation moyen de 76 %.
Dans le même temps, le présent projet de loi de finances porte les crédits de soutien aux lignes aériennes d’aménagement du territoire de 10,4 millions d’euros en autorisations d’engagement en 2026 à 39,8 millions d’euros en 2027, notamment pour renouveler « les dessertes aériennes dans le cadre du contrat triennal “Strasbourg Capitale européenne” ». L’État trouve donc des moyens pour l’avion au départ de Strasbourg, mais plus pour le train de nuit qui y passe. Ce choix va à l’encontre des objectifs climatiques de la France.
Lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2026, la commission des finances avait adopté un amendement ouvrant 5 millions d’euros pour rétablir ces liaisons. Le présent amendement reprend ce montant, désormais concentré sur la seule ligne Paris–Strasbourg–Vienne.
L’amendement procède ainsi à l’abondement à hauteur de 5 000 000 euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement des crédits de l’action 31 – Services ferroviaires du programme 203 « Infrastructures et services de transports ». Afin de garantir la recevabilité de cette proposition, il est procédé à une baisse à due concurrence en autorisations d’engagement et en crédits de paiement des crédits de l’action 12 – Soutien à la cogénération au gaz naturel et autres moyens thermiques du programme 345 « Service public de l’énergie ».
Cette baisse vise uniquement à respecter les règles de recevabilité. Les auteurs de cet amendement n’ayant aucune intention de réduire les crédits de l’action concernée, ils invitent le Gouvernement à lever le gage.
Son sort
- Sort décidé le
Auteurs 36
- EcoS 35
Les 35 cosignataires
- EcoS Pouria Amirshahi
- EcoS Clémentine Autain
- EcoS Léa Balage El Mariky
- EcoS Dominique Voynet
- EcoS Lisa Belluco
- EcoS Karim Ben Cheikh
- EcoS Benoît Biteau
- EcoS Arnaud Bonnet
- EcoS Nicolas Bonnet
- EcoS Cyrielle Chatelain
- EcoS Alexis Corbière
- EcoS Hendrik Davi
- EcoS Emmanuel Duplessy
- EcoS Charles Fournier
- EcoS Marie-Charlotte Garin
- EcoS Damien Girard
- EcoS Steevy Gustave
- EcoS Catherine Hervieu
- EcoS Jérémie Iordanoff
- EcoS Julie Laernoes
- EcoS Tristan Lahais
- EcoS Benjamin Lucas-Lundy
- EcoS Julie Ozenne
- EcoS Sébastien Peytavie
- EcoS Marie Pochon
- EcoS Jean-Claude Raux
- EcoS Nicolas Thierry
- EcoS Jean-Louis Roumégas
- EcoS Sandrine Rousseau
- EcoS François Ruffin
- EcoS Eva Sas
- EcoS Sabrina Sebaihi
- EcoS Danielle Simonnet
- EcoS Sophie Taillé-Polian
- EcoS Boris Tavernier
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO59048B3210P2D1N002215
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210