Tombé

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF2120

Marie Pochon EcoS · Article 58

En clair

Marie Pochon a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 36 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il est tombé en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 21 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Infrastructures et services de transports0 €0 €
Mer, pêche et aquaculture0 €0 €
Paysages, eau et biodiversité0 €0 €
Expertise, information géographique et météorologie0 €0 €
Prévention des risques0 €0 €
Énergie, climat et après-mines0 €0 €
Service public de l'énergie−515 000 000 €−515 000 000 €
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires+515 000 000 €+515 000 000 €
Sûreté nucléaire et radioprotection0 €0 €
Ecologie – mise en extinction du plan de relance0 €0 €
Forêt0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement de repli du groupe Ecologiste et Social propose d’augmenter les moyens alloués au Fonds Vert pour atteindre 1,5 milliard d’euros.

Lancé avec 2 milliards d’euros en 2023, puis porté à 2,5 milliards d’euros pour aider les collectivités territoriales à engager et réussir la transition écologique, le Fonds Vert a vu ses moyens s’effondrer jusqu’à seulement 837 millions d’euros en autorisation d’engagements en 2026 : une chute de 66,5% par rapport à son niveau de 2,5 milliards d’euros, soit des crédits quasiment divisés par trois.

Ces baisses successives ont impacté de nombreux projets de transformation territoriale. Pourtant, les collectivités, de plus en plus en charge des politiques de transition écologique, et faisant face de manière concrète aux impacts des changements climatiques, voient leurs moyens se réduire progressivement, limitant leurs actions dans des domaines essentiels comme la rénovation énergétique des bâtiments scolaires, le développement des mobilités durables ou l’adaptation de leurs territoires au changement climatique. Cette situation compromet sérieusement l'objectif national de réduction des émissions de gaz à effet de serre, menaçant ainsi l'ensemble de la politique de transition écologique, mais aussi la capacité à mieux vivre ou juste vivre dignement sur certains de nos territoires.

Le PLF 2027 prévoit certes une remontée des autorisations d’engagement à 985 millions d’euros, mais celles-ci restent très éloignées des moyens initialement consacrés au Fonds vert. Surtout, cette hausse des engagements masque une baisse des crédits de paiement. Le rebond affiché du Fonds vert est donc largement en trompe-l’œil. Cette évolution intervient par ailleurs dans un contexte de réduction d’autres soutiens à l’investissement des collectivités. Plus problématique encore, la hausse affichée du Fonds vert est en partie financée par redéploiement au détriment d’autres dispositifs de transition écologique, notamment du Fonds chaleur.

Cet amendement de repli propose donc d’allouer 515 millions d’euros supplémentaires au Fonds Vert pour atteindre 1,5 milliard.

Cet amendement attribue en crédits de paiement (CP) et autorisations d'engagement (AE) 515 millions d’euros supplémentaires au programme 380 “Fonds d’accélération de la transition écologique dans les territoires” répartis entre les actions n° 01 “Performance environnementale” à hauteur de 172 000 000 d’euros, n°2 “Adaptation des territoires au changement climatique” à hauteur de 172 000 000 d’euros, et n°3 “Amélioration du cadre de vie” à hauteur de 171 000 000 d’euros. Pour respecter les règles de recevabilité financière imposées par l’article 40 de la Constitution, l’amendement prélève en CP et AE, 515 millions d’euros dans le programme 345 “Service public de l’énergie” au sein de son action n°10 “Soutien à l’injection de biométhane”.

Cette proposition de mouvement de crédits est formelle, dans le respect des règles budgétaires de l’Assemblée nationale. Il est souhaité que le Gouvernement lève le gage.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 37

Marie Pochon EcoS

Les 36 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N002120
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210