Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF1894

Marie Pochon EcoS · Article 58

En clair

Marie Pochon a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 36 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 22 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Compétitivité et durabilité de l'agriculture et de l'agroalimentaire+15 000 000 €+15 000 000 €
Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation0 €0 €
Conduite et pilotage des politiques de l'agriculture−15 000 000 €−15 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le maintien de notre potentiel productif et la préservation de la souveraineté alimentaire sont conditionnés par l’installation de nouveaux agriculteurs alors que le secteur est confronté à une vague massive de départs à la retraite. La loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture doit permettre de mieux accompagner la prochaine génération d’agriculteurs dans le cadre de la mise en place de France Service Agriculture (FSA). Elle fixe un objectif de 500 000 exploitants agricoles en France en 2035 qui implique d’installer en moyenne 30 000 agriculteurs par an d’ici là, soit deux fois plus qu’aujourd’hui.

Pour réussir, il faut déployer et financer des dispositifs complémentaires à l’action des Chambres - formations techniques et pratiques, temps collectifs, test d’activité, suivi post-installation etc. - notamment pour adresser les moments clés que constituent l’émergence d’un projet d’installation et la transmission d’une exploitation. A ces phases-là, l’accompagnement individuel prévu dans FSA ne suffit pas De nombreux rapports (Cour des Comptes, CGAAER, CESE) convergent dans ce sens. Le financement de ces dispositifs que nous estimons à 100 M€ par an n’est pas prévu à ce jour dans le cadre de la mise en œuvre de FSA. Pour répondre en partie à ce besoin, cet amendement propose d’augmenter de 15 millions d’euros le budget dédié à l’Accompagnement de l’Installation Transmission à l’Agriculture (AITA) porté par le programme 149.

Ainsi cet amendement procède aux mouvements de crédits suivants : ill abonde de 15 millions en autorisations d‘engagement et en crédits de paiement l’action n°23 « Appui au renouvellement et à la modernisation des exploitations agricoles » du programme 149 “Compétitivité et durabilité de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt” afin de renforcer les financements du fonds AITA. Il minore de 15 millions d’euros en autorisations d‘engagement et en crédits de paiement l’action n°04 « Moyens communs » du Programme 215 « Conduite et pilotage des politiques de l’agriculture ».

Cette proposition de mouvement de crédits est formelle et vise à respecter les règles budgétaires, avec le souhait que le Gouvernement lève le gage.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 37

Marie Pochon EcoS

Les 36 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N001894
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210