Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF1875

Soumya Bourouaha GDR · Article 58

En clair

Soumya Bourouaha a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 16 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 20 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Formations supérieures et recherche universitaire0 €0 €
Vie étudiante+437 000 000 €+437 000 000 €
Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires−218 500 000 €−218 500 000 €
Recherche spatiale−218 500 000 €−218 500 000 €
Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle0 €0 €
Enseignement supérieur et recherche agricoles0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement vise à financer le versement des bourses sur critères sociaux sur douze mois, au lieu de dix mois pour la majorité des bénéficiaires.

La précarité étudiante ne s’interrompt pas pendant les vacances universitaires. Les étudiants continuent de payer leur logement, de se nourrir et de faire face à leurs dépenses courantes. Pourtant, l’interruption estivale des bourses prive nombre d’entre eux d’une ressource indispensable et les contraint à rechercher un emploi, à solliciter davantage leur famille ou à recourir à l’aide alimentaire.

Le maintien des bourses pendant l’été est aujourd’hui réservé à certaines situations. Cette protection doit être étendue à l’ensemble des bénéficiaires : les besoins matériels ne disparaissent pas avec la fin des enseignements.

Le versement sur douze mois constitue l’un des axes de la proposition de loi portée par Soumya Bourouaha pour réformer les bourses sur critères sociaux et lutter contre la précarité étudiante. Son coût a été évalué par la direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle à 437 millions d’euros.

Garantir une continuité des ressources permettrait aux étudiants de préparer leur rentrée dans de meilleures conditions et de limiter leur dépendance à un emploi contraint. Le soutien public à la poursuite des études doit couvrir l’ensemble de l’année.

Afin de se conformer aux règles de la LOLF, l’amendement est ainsi rédigé :

L’action 01 du programme 231 est abondée en AE et en CP de 437 millions d’euros.

Les crédits sont prélevés, hors titre 2, à hauteur de 218,5 millions d’euros en AE et en CP sur l’action 02 du programme 172 et de 218,5 millions d’euros en AE et en CP sur l’action 02 du programme 193.

Le Gouvernement est invité à lever le gage, cet amendement ne visant pas à diminuer les moyens des programmes 172 et 193 mais à garantir aux étudiants boursiers une continuité de ressources pendant toute l’année.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 17

Soumya Bourouaha GDR

Les 16 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N001875
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210