Adopté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF1872

Nicolas Sansu GDR · Après l'article 82

En clair

Nicolas Sansu a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 16 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été adopté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 23 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Le dispositif

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant la possibilité d’interdire l’émission d’obligations assimilables du Trésor indexées sur l’indice des prix à la consommation en France (OATi). Ce rapport analyse notamment :

1° Le coût supporté par l’État au titre des OATi depuis leur création. Il distingue la charge d’intérêts et la provision pour indexation du capital. Il compare ce coût à celui d’un financement par des titres à taux fixe de maturité équivalente ;

2° L’exposition du budget de l’État au risque d’inflation qui résulte de l’encours de titres indexés, et sa sensibilité à différents scénarios d’inflation ;

3° Les effets prévisibles d’une interdiction des émissions sur la liquidité de la dette française, la demande des investisseurs, la diversification de la base d’investisseurs et le coût global de financement de l’État ;

4° Les expériences des États qui ont réduit ou cessé leurs émissions de titres indexés ;

5° Les modalités juridiques et opérationnelles, ainsi que le calendrier, d’une extinction progressive des émissions, et la gestion de l’encours existant jusqu’à son échéance

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Quand il émet des OATi, l’État parie sur l’évolution future des prix : le capital qu’il remboursera augmente avec l’inflation française. Ce choix a coûté très cher lors de la poussée inflationniste de 2022‑2023. Les provisions pour indexation ont alors dépassé 15 milliards d’euros par an et ont fortement alourdi la charge de la dette.

L’encours de dette indexée dépasse aujourd’hui 300 milliards d’euros. Pour 2026, l’Agence France Trésor a encore prévu de consacrer environ 10 % de ses émissions nettes à moyen et long terme aux titres indexés. Plusieurs pays comparables ont pourtant réduit ou arrêté ce type d’émission sans dommage apparent pour leurs conditions de financement. C’est le cas de l’Allemagne, du Royaume-Uni et du Canada.

La France, elle, n’a jamais évalué de manière approfondie l’intérêt de maintenir cet instrument. Le présent amendement demande donc au Gouvernement un rapport sur la possibilité d’en interdire l’émission. Ce rapport devra documenter le coût réel des OATi, le risque qu’elles font peser sur le budget de l’État et les conditions d’une sortie ordonné

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 17

Nicolas Sansu GDR

Les 16 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N001872
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210