amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° II-CF1796
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En clair
Soumya Bourouaha a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 16 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas été soutenu en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 21 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire
Ce qu'il propose
| Programme | Autorisations d'engagement | Crédits de paiement |
|---|---|---|
| Presse et médias | 0 € | 0 € |
| Livre et industries culturelles | −2 000 000 € | −2 000 000 € |
| Centre national du jeu vidéo (création) | +2 000 000 € | +2 000 000 € |
| Solde | 0 € | 0 € |
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Dans un contexte de crise internationale et nationale du jeu vidéo, il est urgent de repenser l’investissement de l’État dans ce secteur stratégique. La crise s’est aggravée en 2026 : le studio Spiders a été liquidé faute de repreneur, entraînant le licenciement de 71 salariés ; Kylotonn a supprimé 84 postes, soit près des deux tiers de ses effectifs, après le placement de sa maison mère Nacon en redressement judiciaire en mars 2026 ; près de 200 postes sont menacés chez Ubisoft à Saint-Mandé dans le cadre d’une rupture conventionnelle collective. Au total, plusieurs centaines d’emplois ont été supprimés dans un secteur qui compte environ 12 000 professionnels en France, tandis que l’investissement privé aurait reculé jusqu’à 55 %.
Les deux dispositifs de soutien au secteur gérés par le CNC connaissent d’importants dysfonctionnements. Le Fonds d’aide au jeu vidéo (FAJV) n’a concerné que 114 projets en 2023, pour une aide moyenne de 43 860 €, alors que 1 257 jeux étaient en production et 776 commercialisés, dont 39 % d’indépendants. Le crédit d’impôt jeu vidéo bénéficie, quant à lui, majoritairement aux plus grands acteurs du secteur, y compris ceux qui procèdent aujourd’hui à des licenciements.
Cet amendement d’appel propose donc de créer un Centre national du jeu vidéo, sur le modèle du CNC, qui permettrait une plus grande décentralisation du financement du secteur et conditionnerait le soutien public au maintien de l’emploi.
Dans un secteur composé à 72 % d’hommes selon le STJV, et largement affecté ces dernières années par des affaires de harcèlement moral, sexiste, sexuel et homophobe systémique, le Centre national du jeu vidéo devrait également être un vecteur de politiques d’inclusion et de représentativité.
Cet amendement permettrait ainsi une avancée majeure pour les travailleuses et travailleurs du secteur et mettrait fin à la mainmise des syndicats patronaux (SNJV, SELL) sur son pilotage, en substituant aux politiques industrielles aujourd’hui dominantes des politiques culturelles nationales et territoriales.
Un nouveau programme intitulé « Centre national du jeu vidéo » est créé et abondé de 2 M€ en AE et en CP. Ces crédits sont prélevés, hors titre 2, sur l’action 01 « Livre et lecture » du programme 334. Le groupe GDR ne souhaite pas réduire les crédits de cette action et appelle le Gouvernement à lever le gage.
Son sort
- Sort décidé le
Auteurs 17
- GDR 16
Les 16 cosignataires
- GDR Julien Brugerolles
- GDR Édouard Bénard
- GDR Jean-Victor Castor
- GDR Elsa Faucillon
- GDR Émeline K/Bidi
- GDR Karine Lebon
- GDR Jean-Paul Lecoq
- GDR Frédéric Maillot
- GDR Emmanuel Maurel
- GDR Yannick Monnet
- GDR Marcellin Nadeau
- GDR Stéphane Peu
- GDR Mereana Reid Arbelot
- GDR Davy Rimane
- GDR Nicolas Sansu
- GDR Emmanuel Tjibaou
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO59048B3210P2D1N001796
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210