Rejeté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° II-CF1554
L'amendement sur le site de l'Assemblée (nouvel onglet)Les autres amendements de ce texte →
En clair
Nicolas Bonnet a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 36 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 22 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire
Ce qu'il propose
| Programme | Autorisations d'engagement | Crédits de paiement |
|---|---|---|
| Compétitivité et durabilité de l'agriculture et de l'agroalimentaire | −3 000 000 € | −3 000 000 € |
| Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation | 0 € | 0 € |
| Conduite et pilotage des politiques de l'agriculture | 0 € | 0 € |
| Contrat de transition agro-environnemental (nouvelle ligne) (création) | +3 000 000 € | +3 000 000 € |
| Solde | 0 € | 0 € |
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Les constats actuels en matière d’agriculture sont alarmants : la dégradation des écosystèmes, de la biodiversité, de la qualité des eaux et des sols impacte la qualité de notre alimentation, menace notre santé et notre système agricole en provoquant des crises à répétition. Il est donc impératif d’accélérer la transition agro-environnementale, notamment en atteignant l’objectif de la loi d’orientation de 21% des surfaces agricoles BIO en 2030, mais surtout en accompagnant les agriculteurs.
Or de nombreux agriculteurs peuvent renoncer à se lancer dans une transition vers l’agriculture biologique faute d’information et d’accompagnement.
Ce présent amendement propose donc de financer la création du Contrat de Transition Agro-Environnementale (CTAE).
Ce contrat pluriannuel est ouvert à tout agriculteur souhaitant engager une transformation globale de son système d'exploitation vers des pratiques agro-environnementales. Ce contrat combine financement des risques liés au changement de pratiques, soutien aux investissements matériels et immatériels nécessaires, et accompagnement technique personnalisé.
Le CTAE officialise le parcours vers la certification AB en permettant aux agriculteurs de bénéficier de formations et d’accompagnement, jusqu’à 2 ans avant d'initier concrètement sa conversion et donc de recevoir les aides déjà prévues à cet effet.
Ces deux années de formation viennent donc s’ajouter aux trois années de conversion pendant lesquelles les producteurs ne sont pas toujours suffisamment accompagnés, ce qui peut générer, en amont, incertitudes, insécurité et donc indécision.
Durant deux ans, au maximum, l’agriculteur bénéficie d'aides indirectes : il est accompagné dans sa documentation, sa formation et sa compréhension du changement attendu. Un plan de préparation à la conversion et d’évaluation des impacts techniques et économiques destiné à rassurer sur la faisabilité de la transition est rendu possible par l’accompagnement des techniciens de sa Chambre d’agriculture, des associations départementales compétentes et par sa prise en charge financière.
Durant les trois années suivantes, dans l'hypothèse d'un choix de s'engager dans la démarche de conversion en bio, le CTAE ouvre le droit aux aides directes à l'agriculteur déjà existantes.
Pour rappel, l’agriculture biologique est actuellement soutenue par les aides directes suivantes : une prime à la conversion, une prise en compte des engagements AB sur les aides PAC, un crédit d’impôts et ponctuellement par les Collectivités locales, départementales et régionales.
Cet amendement procède aux mouvements de crédits suivants :
– Il crée une nouvelle ligne “Contrat de transition agro-environnementale”, et attribue en AE et CP 3 millions d’euros à cette nouvelle ligne.
– Il minore l’action 27 « Moyens de mise en œuvre des politiques publiques et gestion des interventions» du programme 149 « Compétitivité et durabilité de l’agriculture et de l’agroalimentaire » de 3 millions d’euros en AE et CP ;
Ce mouvement de crédits vise à garantir la recevabilité financière de l’amendement : nous appelons le Gouvernement à lever le gage.
Cet amendement a été rédigé à partir d’une proposition du parlement citoyen de la 3ème circonscription du Puy-de-Dôme, le Parlement des Volcans
Son sort
- Sort décidé le
Auteurs 37
- EcoS 36
Les 36 cosignataires
- EcoS Pouria Amirshahi
- EcoS Christine Arrighi
- EcoS Clémentine Autain
- EcoS Léa Balage El Mariky
- EcoS Lisa Belluco
- EcoS Karim Ben Cheikh
- EcoS Benoît Biteau
- EcoS Arnaud Bonnet
- EcoS Cyrielle Chatelain
- EcoS Alexis Corbière
- EcoS Hendrik Davi
- EcoS Emmanuel Duplessy
- EcoS Charles Fournier
- EcoS Marie-Charlotte Garin
- EcoS Damien Girard
- EcoS Steevy Gustave
- EcoS Catherine Hervieu
- EcoS Jérémie Iordanoff
- EcoS Julie Laernoes
- EcoS Tristan Lahais
- EcoS Benjamin Lucas-Lundy
- EcoS Julie Ozenne
- EcoS Sébastien Peytavie
- EcoS Marie Pochon
- EcoS Jean-Claude Raux
- EcoS Sandra Regol
- EcoS Jean-Louis Roumégas
- EcoS Sandrine Rousseau
- EcoS François Ruffin
- EcoS Eva Sas
- EcoS Sabrina Sebaihi
- EcoS Danielle Simonnet
- EcoS Sophie Taillé-Polian
- EcoS Boris Tavernier
- EcoS Nicolas Thierry
- EcoS Dominique Voynet
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO59048B3210P2D1N001554
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210