Tombé

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF1420

Damien Girard EcoS · Article 58

En clair

Damien Girard a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 36 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il est tombé en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 21 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Infrastructures et services de transports0 €0 €
Mer, pêche et aquaculture0 €0 €
Paysages, eau et biodiversité0 €0 €
Expertise, information géographique et météorologie0 €0 €
Prévention des risques+50 000 000 €+50 000 000 €
Énergie, climat et après-mines0 €0 €
Service public de l'énergie0 €0 €
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires−50 000 000 €−50 000 000 €
Sûreté nucléaire et radioprotection0 €0 €
Ecologie – mise en extinction du plan de relance0 €0 €
Forêt0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le littoral français concentre d’importants enjeux humains, économiques et environnementaux. Environ un quart du littoral est concerné par le recul du trait de côte. Selon le Cerema, à l’horizon 2050, près de 5 200 logements et 1 400 locaux d’activité pourraient être affectés, représentant une valeur immobilière estimée à 1,2 milliard d’euros.

La gestion du trait de côte repose encore majoritairement sur des mesures de protection lourdes (enrochements, digues, épis transversaux). Pourtant, ces ouvrages accentuent l’érosion, exigent un entretien coûteux et induisent un faux sentiment de sécurité.

Face à l’inévitable recul du trait de côte, s'obstiner à lutter contre la mer serait irresponsable. Plutôt que de poursuivre des stratégies défensives coûteuses et souvent inefficaces, il convient d’anticiper. La relocalisation des activités et des biens menacés par la mer dans des espaces moins exposés aux risques apparaît alors comme une solution pertinente.

Ces opérations représentent toutefois des coûts considérables pour les collectivités territoriales, notamment en matière d’études, d’acquisitions foncières, de déconstruction et de réaménagement. Malgré les dispositifs de soutien existants, les financements demeurent insuffisants pour permettre le déploiement de projets de relocalisation.

Le présent amendement vise ainsi à abonder de 50 millions d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement le programme 181 « Prévention des risques », afin de soutenir, à titre expérimental, les collectivités territoriales dans la mise en œuvre de projets de relocalisation des biens et activités menacés par le recul du trait de côte. Ces crédits ont vocation à financer les études de faisabilité, la concertation avec les habitants, l’acquisition et la démolition des biens menacés, la réinstallation des logements et des activités dans des zones moins exposées, ainsi que la renaturation des espaces libérés.

Pour assurer sa recevabilité financière, cette augmentation est compensée par une diminution équivalente des crédits du programme 380 « Fonds d’accélération de la transition écologique dans les territoires ». Les signataires appellent le Gouvernement à lever le gage.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 37

Damien Girard EcoS

Les 36 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N001420
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210