Adopté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° II-CF1365
L'amendement sur le site de l'Assemblée (nouvel onglet)Les autres amendements de ce texte →
En clair
Mereana Reid Arbelot a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 16 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été adopté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 21 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire
Ce qu'il propose
| Programme | Autorisations d'engagement | Crédits de paiement |
|---|---|---|
| Prévention, sécurité sanitaire et offre de soins | +15 000 000 € | +15 000 000 € |
| Protection maladie | −15 000 000 € | −15 000 000 € |
| Reversement à la sécurité sociale des recettes de la Facilité pour la Relance et la Résilience (FRR) européenne au titre du volet « Ségur investissement » du plan national de relance et de résilience (PNRR) | 0 € | 0 € |
| Solde | 0 € | 0 € |
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
La Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie disposent de la compétence en matière de santé et assurent à ce titre la définition, le pilotage, le financement et l’évaluation de leur politique de santé et de leur offre de soins.
Le rapport publié en 2026 par le Conseil économique, social et environnemental (CESE) met toutefois en évidence la persistance d’importantes inégalités d’accès aux soins entre les territoires ultramarins. Il relève notamment une différence de traitement dans le financement des évacuations sanitaires (EVASAN). Alors que les évacuations sanitaires réalisées dans certains territoires ultramarins bénéficient d’un financement au titre de la mission d’intérêt général (MIG) consacrée aux EVASAN, celles réalisées en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie demeurent financées par les collectivités et leurs régimes locaux de protection sociale.
Cette situation pèse particulièrement sur la Polynésie française, dont la dispersion géographique et l’insularité rendent le recours aux évacuations sanitaires indispensable à la continuité de l’accès aux soins. Près de 35 000 EVASAN y sont ainsi réalisées chaque année, dont une partie hors du territoire, principalement vers la Nouvelle-Zélande ou l’Hexagone. Les seules évacuations sanitaires urgentes représentent un coût d’environ 12,5 millions d’euros par an pour la Polynésie française, auquel s’ajoutent près de 2,9 millions d’euros supportés par le Pays au titre de l’hélicoptère des Marquises.
Le présent amendement vise ainsi à permettre une prise en charge partielle des dépenses liées aux évacuations sanitaires en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie, afin de remédier aux inégalités de traitement entre les territoires ultramarins et de faire pleinement jouer la solidarité nationale face aux surcoûts structurels résultant de l’éloignement géographique et de l’insularité.
Cette extension ne remet pas en cause les compétences propres de ces collectivités en matière de santé et de protection sociale, mais vise à garantir une participation équitable de la solidarité nationale au financement de contraintes sanitaires qui résultent directement de leur situation géographique.
Le mouvement de crédit proposé :
- Retire 15 000 000 d'euros le programme 183 "Protection maladie"
- Abonde de 15 000 000 le programme 204 "Prévention, sécurité sanitaire et offre de soins"
Son sort
- Sort décidé le
Auteurs 17
- GDR 16
Les 16 cosignataires
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO59048B3210P2D1N001365
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210