amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° II-CF1364
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En clair
Mereana Reid Arbelot a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 16 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il est tombé en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 21 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire
Ce qu'il propose
| Programme | Autorisations d'engagement | Crédits de paiement |
|---|---|---|
| Prévention, sécurité sanitaire et offre de soins | +10 000 000 € | +10 000 000 € |
| Protection maladie | −10 000 000 € | −10 000 000 € |
| Reversement à la sécurité sociale des recettes de la Facilité pour la Relance et la Résilience (FRR) européenne au titre du volet « Ségur investissement » du plan national de relance et de résilience (PNRR) | 0 € | 0 € |
| Solde | 0 € | 0 € |
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
En Polynésie française, plus de 600 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chaque année et près de 7 000 patients sont actuellement suivis pour cette pathologie. La prise en charge du cancer représente ainsi une dépense annuelle de plus de 100 millions d’euros, dont environ 40 % correspondent au coût des molécules, dispositifs médicaux et examens dits « onéreux ».
Ces dépenses pèsent aujourd’hui très lourdement sur les régimes de protection sociale locaux. En Polynésie française, la Caisse de prévoyance sociale (CPS) repose sur les cotisations d’environ 70 000 actifs et cotisants, qui supportent directement le financement de ces traitements particulièrement coûteux.
À titre de comparaison, le régime général de la Sécurité sociale en France hexagonale compte entre 25 et 28 millions de cotisants. Cette différence d’échelle permet à l’Assurance maladie d’absorber beaucoup plus facilement le coût des traitements innovants et des molécules onéreuses.
Cette situation crée une inégalité structurelle entre les assurés selon le territoire dans lequel ils résident. Alors que les dépenses liées aux traitements les plus coûteux peuvent être absorbées par la solidarité nationale en Hexagone, elles pèsent de manière disproportionnée sur les caisses locales ultramarines. À terme, celles-ci ne pourront plus supporter seules la progression de ces dépenses sans compromettre l’équilibre de leurs comptes et, surtout, l’accès des patients aux traitements les plus innovants.
Dans son dernier rapport, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a d’ailleurs soulevé la question d’une prise en charge intégrale par l’État des traitements particulièrement onéreux dans les territoires ultramarins. Une telle évolution permettrait de renforcer la continuité des soins, de garantir une offre de santé plus équitable et de limiter le recours aux évacuations sanitaires (EVASAN), dont le coût est déjà considérable.
Les différences d’organisation et de financement des systèmes de santé ne doivent pas conduire à une différence de traitement entre les citoyens et les patients selon leur lieu de résidence.
Le présent amendement vise donc à instaurer une participation de l’État à la prise en charge des molécules, dispositifs et traitements particulièrement onéreux en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie, à hauteur de 20 millions d’euros. Il s’agit de renforcer la solidarité nationale, de préserver la capacité des régimes locaux à financer les autres dépenses de santé et, surtout, de garantir aux patients ultramarins un accès équitable aux traitements les plus innovants.
- Retire 10 000 000 d'euros au programme 183 – Protection maladie ;
- Abonde d’autant programme 204 – Prévention, sécurité sanitaire et offre de soins, dont l’objectif n°1 vise à « améliorer l'état de santé de la population et réduire les inégalités territoriales et sociales de santé ».
Ces crédits permettront ainsi de s’assurer que les habitants de la Polynésie reçoivent un accès égal à la santé que leurs concitoyens hexagonaux s’agissant des traitements anti-cancéreux.
Son sort
- Sort décidé le
Auteurs 17
- GDR 16
Les 16 cosignataires
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO59048B3210P2D1N001364
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210