Non soutenu

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF1343

Mereana Reid Arbelot GDR · Article 58

En clair

Mereana Reid Arbelot a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 16 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas été soutenu en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 21 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Infrastructures et services de transports+2 000 000 €+2 000 000 €
Mer, pêche et aquaculture0 €0 €
Paysages, eau et biodiversité0 €0 €
Expertise, information géographique et météorologie0 €0 €
Prévention des risques0 €0 €
Énergie, climat et après-mines0 €0 €
Service public de l'énergie−2 000 000 €−2 000 000 €
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires0 €0 €
Sûreté nucléaire et radioprotection0 €0 €
Ecologie – mise en extinction du plan de relance0 €0 €
Forêt0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement a pour objet de financer une évaluation des risques de submersion de l'aéroport international de Tahiti-Faa'a et l'élaboration d'un plan pluriannuel d'adaptation à l'élévation du niveau de la mer.

L'aéroport de Tahiti-Faa'a est l'unique aéroport international de la Polynésie française. Il a accueilli plus de 1,7 million de passagers en 2025. Il conditionne la continuité territoriale, l'acheminement du fret et des produits de première nécessité, les évacuations sanitaires, l'accès aux soins des habitants des archipels et l'activité touristique, premier moteur de l'économie polynésienne.

Cette infrastructure est implantée en bord de lagon, sur une plateforme gagnée sur la mer, à très faible altitude. Elle est exposée à l'élévation du niveau des mers, à l'érosion côtière, aggravée par la dégradation des récifs coralliens, et aux surcotes liées aux cyclones et aux houles de grande ampleur. Une interruption prolongée de l'activité aurait des conséquences majeures pour le territoire, sans solution de repli équivalente.

Or, aucune évaluation publique et chiffrée de ce risque, ni du coût des mesures d'adaptation, ne semble avoir été communiquée à la représentation nationale. Cette absence empêche de hiérarchiser les travaux et d'en programmer le financement.

Cet amendement propose une démarche progressive et proportionnée. Il ne finance pas de travaux, mais des relevés topographiques, bathymétriques et géotechniques, la modélisation de scénarios de submersion aux horizons 2050 et 2100, et le chiffrage d'options d'adaptation graduées. À l'issue de cette évaluation, le Gouvernement est invité à présenter un plan pluriannuel d'adaptation élaboré avec le Pays, les communes concernées et le gestionnaire de l'infrastructure.

Par conséquent, le présent amendement propose le mouvement de crédits suivant :

retire 2 000 000 € au programme 345 « Service public de l'énergie »
abonde de 2 000 000 € du programme 203 « Infrastructures et services de transports ».
Considérant que les crédits du programme 345 sont pleinement nécessaires, il est demandé au Gouvernement de lever le gage.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 17

Mereana Reid Arbelot GDR

Les 16 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N001343
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210