Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF876

Sabrina Sebaihi EcoS · Article 58

En clair

Sabrina Sebaihi a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 36 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 20 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Aide économique et financière au développement+550 000 000 €+550 000 000 €
Renforcement des fonds propres de l'Agence française de développement0 €0 €
Solidarité à l'égard des pays en développement0 €0 €
Restitution des « biens mal acquis »0 €0 €
Fonds de solidarité pour le développement−550 000 000 €−550 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement vise à rétablir 550 millions d'euros de crédits au profit de l'Agence française de développement (AFD), sur le programme 110 « Aide économique et financière au développement ».

L'AFD est le bras armé de la solidarité internationale de la France. C'est elle qui construit des écoles et des centres de santé, qui finance l'accès à l'eau potable et à l'électricité, qui accompagne l'adaptation au dérèglement climatique dans les pays qui en subissent le plus durement les effets. Une grande partie de ses interventions prend la forme de prêts à taux très réduit, rendus possibles par les bonifications d'intérêts que l'État lui verse sur ce programme.

Ce budget tranche dans le vif. Les autorisations d'engagement du programme 110 chutent de 1 301,6 à 678,4 millions d'euros : moins 48 %. Celles de l'action 02 « Aide économique et financière bilatérale », qui porte les bonifications de l'AFD, baissent de près de 30 %. Le plafond d'engagement des nouvelles bonifications est ramené à 500 millions d'euros pour 2027. Dans le même temps, l'aide en dons du programme 209, qui finance les dons de l'AFD, perd elle aussi 29 % de ses autorisations d'engagement. L'Agence est prise en tenaille.

Ces coupes ont un effet multiplicateur. Selon le projet annuel de performances lui-même, chaque euro d'effort budgétaire de l'État en bonifications génère 2,1 euros d'aide publique au développement. Retirer un euro à l'AFD, c'est donc en retirer plus de deux aux pays partenaires. Et c'est céder la place à d'autres bailleurs, moins regardants sur les droits humains, l'environnement ou la soutenabilité de la dette.

Cet amendement abonde de 550 millions d'euros l'action 02 du programme 110, afin de rendre à l'AFD sa capacité d'engagement en faveur des pays les plus vulnérables, conformément à l'objectif d'y consacrer 60 % de l'effort financier de l'État.

Pour respecter l'article 40 de la Constitution, cet amendement minore à due concurrence l'action 01 du programme 384 « Fonds de solidarité pour le développement ». Ce mouvement vise uniquement à rendre l'amendement recevable : les auteurs entendent préserver l'intégrité des autres programmes de la mission, déjà sous-dotés, et appellent le Gouvernement à lever le gage et à réaffirmer le choix d'une France solidaire, crédible et engagée.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 37

Sabrina Sebaihi EcoS

Les 36 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N000876
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210