Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF530

Marie-Charlotte Garin EcoS · Après l'article 77

En clair

Marie-Charlotte Garin a déposé cet amendement le 15 oct. 2026, avec 36 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 22 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Le dispositif

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport retraçant, pour les années 2023 à 2027 :

1° Le montant des aides à l’investissement financées sur les crédits du programme « Compétitivité et durabilité de l’agriculture et de l’agroalimentaire » de la mission « Agriculture et alimentation » ayant contribué à la création ou à l’extension de capacités d’élevage d’animaux terrestres destinés à la production de denrées alimentaires, en distinguant les capacités qui prévoient un accès des animaux à un espace de plein air de celles qui n’en prévoient pas ;

2° La part de la dotation prévue au I de l’article 172 de la loi n° 2022‑1726 du 30 décembre 2022 de finances pour 2023 consacrée par les régions à de tels investissements, selon la même distinction.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Combien d’argent public a servi à construire des élevages où les animaux ne voient jamais la lumière du jour ? Aujourd’hui, personne ne peut le dire, pas même le Gouvernement.

C’est pourtant un enjeu majeur. En France, 80 à 85 % des poulets et plus de 97 % des cochons sont élevés sans jamais sortir. Les élevages ne cessent de grossir. Or ces concentrations d’animaux sont un terrain favorable aux épizooties et aux zoonoses : plus de 60 % des maladies infectieuses humaines sont d’origine animale. La seule grippe aviaire de 2021‑2022 a coûté plus d’un milliard d’euros d’indemnisations publiques.

Dans l’exposé des motifs de l’article 77, le Gouvernement reconnaît avoir versé aux Régions 100 millions d’euros par an « sans que l’État dispose d’un pouvoir de décision ni d’un mécanisme lui permettant de retracer l’emploi de la dotation ». En quatre ans, 400 millions d’euros d’argent public ont été dépensés sans que l’on sache s’ils ont financé l’élevage en plein air ou l’élevage industriel.

Les députés du groupe Écologiste et Social demandent la transparence. On ne peut pas piloter la transition de l’élevage sans savoir ce que l’on finance.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 37

Marie-Charlotte Garin EcoS

Les 36 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N000530
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210