Non soutenu

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-CF1846

Nicolas Sansu GDR · Article 15

En clair

Nicolas Sansu a déposé cet amendement le 4 oct. 2026, avec 16 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas été soutenu en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 8 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Le dispositif

À l’alinéa 27, substituer au taux :

« 8 % »

le taux :

« 12 % ».

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

L’article 15 du projet de loi de finances pour 2027 rétablit la contribution exceptionnelle sur le résultat d’exploitation des grandes entreprises de transport maritime, créée par la loi de finances pour 2025. Il en réduit toutefois le taux de 12 % à 8 % . Le présent amendement maintient le taux à son niveau d’origine, 12 %, pour les deux exercices.

Cette contribution ne concerne que les entreprises de transport maritime soumises à la taxe au tonnage dont le chiffre d’affaires est supérieur ou égal à 1 milliard d’euros : les petits et moyens armateurs ne sont donc pas touchés. Les entreprises visées bénéficient d’un régime fiscal déjà très favorable, la taxe au tonnage, qui remplace l’impôt sur les bénéfices par un forfait assis sur la capacité de transport des navires. Cet avantage est particulièrement important les années de forts bénéfices : la Cour des comptes a estimé à 5,61 milliards d’euros le manque à gagner pour l’État en 2023. Un taux de 12 % sur le seul résultat d’exploitation reste mesuré au regard de cet écart avec le droit commun.

La conjoncture ne justifie pas non plus d’alléger cette contribution. Les résultats publiés par CMA CGM au deuxième trimestre 2026 témoignent de la bonne santé du secteur : son bénéfice net a progressé de 48 % sur un an, à 770 millions de dollars, et le chiffre d’affaires de 19 %, portés par la hausse des volumes, des taux de fret soutenus et les tensions au Moyen-Orient. Cette dynamique, qui s’inscrit dans un marché porteur, ne justifie pas de réduire la contribution des armateurs.

Par ailleurs, comme le souligne le rapport sur les aides publiques aux entreprises du sénateur Fabien Gay, le dispositif de la taxe au tonnage n’a pas été évalué depuis plus de vingt ans.

Le rendement attendu de la contribution à 8 % n’étant que de 0,3 milliard d’euros, un augmentation à 12 % du taux permettrait d’atteindre un niveau de recette plus convenable.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 17

Nicolas Sansu GDR

Les 16 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P1D1N001846
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210