Adopté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° I-CF1821
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En clair
Nicolas Sansu a déposé cet amendement le 4 oct. 2026, avec 16 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été adopté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 9 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – Après l’article 278‑0 bis A du code général des impôts, il est inséré un article 278‑0 bis B ainsi rédigé :
« Art. 278‑0 bis B – L’ensemble des livraisons d’électricité destinées aux consommateurs finaux, y compris les composantes fixes d’abonnement ainsi que l’intégralité des taxes, contributions et redevances assises sur ces livraisons, est soumis au taux réduit mentionné au premier alinéa de l’article 278‑0 bis.
II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Depuis le 1er août 2025, la TVA sur l’abonnement d’électricité est passée de 5,5 % à 20 % en application de l’article 20 de la loi de finances pour 2025. Le Gouvernement a justifié cette hausse par la nécessité de se conformer à la directive TVA, telle qu’interprétée par la Cour de justice de l’Union européenne, qui ne permettrait pas de soumettre à des taux différents l’abonnement et la consommation, éléments indissociables d’une même livraison d’électricité.
Cette lecture n’est pas la seule possible. L’article 102 de la directive 2006/112/CE autorise les États membres à appliquer un taux réduit à la fourniture d’électricité, à condition qu’il n’en résulte aucun risque de distorsion de concurrence. La directive ne s’oppose donc pas à ce que le législateur applique un taux réduit à l’ensemble de la facture d’électricité des ménages, à l’abonnement comme à la consommation.
La réforme d’août 2025 a par ailleurs eu des effets sociaux injustes. La baisse de l’accise censée la compenser ne bénéficie qu’aux foyers qui consomment beaucoup. En dessous d’environ 3 300 kWh par an, soit pour plusieurs millions de foyers (étudiants, personnes seules, occupants de petits logements), la hausse de la TVA sur la part fixe l’a emporté sur la baisse du prix de l’énergie. Aucun mécanisme n’a compensé cette perte.
L’électricité est un bien de première nécessité. Dans un contexte de tensions sur les prix de l’énergie, la charge d’une TVA à 20 % pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages. Un taux réduit sur l’électricité, énergie largement décarbonée, est en outre cohérent avec l’objectif d’électrification des usages et de sortie des énergies fossiles.
Son sort
- Sort décidé le
Auteurs 17
- GDR 16
Les 16 cosignataires
- GDR Emmanuel Maurel
- GDR Emmanuel Tjibaou
- GDR Soumya Bourouaha
- GDR Julien Brugerolles
- GDR Jean-Victor Castor
- GDR Édouard Bénard
- GDR Elsa Faucillon
- GDR Émeline K/Bidi
- GDR Stéphane Peu
- GDR Davy Rimane
- GDR Mereana Reid Arbelot
- GDR Marcellin Nadeau
- GDR Yannick Monnet
- GDR Frédéric Maillot
- GDR Jean-Paul Lecoq
- GDR Karine Lebon
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO59048B3210P1D1N001821
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210