Rejeté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° I-CF916
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En clair
Mélanie Thomin a déposé cet amendement le 4 oct. 2026, avec 22 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 9 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire
Ce qu'il propose
Le dispositif
À l’alinéa 1er de l’article L. 213‑10‑2-1 du code de l’environnement, après la référence : « L. 512‑1 », sont insérés les mots : « , à enregistrement en application de l’article L. 512‑7 ou à déclaration en application de l’article L. 512‑8 ».
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement vise à pérenniser et renforcer la redevance sur les rejets de PFAS en l’étendant à l’ensemble des installations émettrices, afin de mieux couvrir les différentes sources de pollution.
En effet, d’après le rapport conjoint de l’IGEDD, de l’IGAS et du CGAAER sur la dépollution de l’eau potable paru en mai 2026, la redevance sur les rejets de PFAS, instituée par la loi n°2025‑188 du 27 février 2025 et destinée à internaliser les coûts environnementaux de ces émissions, ne permet pas de financer la dépollution : son effet demeure essentiellement incitatif, sans constituer un levier de financement à la hauteur des enjeux. Son rendement est estimé à environ 5 millions d’euros par an à l’horizon 2026. En outre, son assiette actuelle, limitée aux installations soumises à autorisation, a vocation à se réduire rapidement, certaines entreprises ayant déjà délocalisé leur production.
Le présent amendement propose d’élargir l’assiette de la redevance au-delà des seules installations soumises au régime d’autorisation des installations classées (ICPE), en y incluant les régimes d’enregistrement et de déclaration, sur la base des données de la surveillance des rejets de PFAS mise en œuvre à compter de 2026. La redevance, dont la gestion demeurerait confiée aux agences de l’eau dans une logique de solidarité amont-aval, deviendrait ainsi un outil structurant de financement de la dépollution, à la fois pour accompagner les collectivités et pour financer les investissements à la source auprès des industriels, avec un objectif de rendement de l’ordre de 100 millions d’euros par an à court terme.
Son sort
- Sort décidé le
Auteurs 23
- SOC 22
Les 22 cosignataires
- SOC Estelle Mercier
- SOC Christine Pirès Beaune
- SOC Sophie Pantel
- SOC Laurent Baumel
- SOC Jacques Oberti
- SOC Mickaël Bouloux
- SOC Christophe Proença
- SOC Christian Baptiste
- SOC Dominique Potier
- SOC Fabrice Barusseau
- SOC Stéphane Delautrette
- SOC Guillaume Garot
- SOC Chantal Jourdan
- SOC Pierrick Courbon
- SOC Romain Eskenazi
- SOC Océane Godard
- SOC Denis Fégné
- SOC Colette Capdevielle
- SOC Dorine Bregman
- SOC Thierry Sother
- SOC Pierre Pribetich
- SOC Béatrice Bellay
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 6 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO59048B3210P1D1N000916
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210