Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° CF1866

Tristan Lahais EcoS · Article 49

En clair

Tristan Lahais a déposé cet amendement le 6 janv. 2026, avec 36 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 10 janv. 2026.

Adoptés sur ce texte
299 sur 2 216amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Accès et retour à l'emploi+30 000 000 €+30 000 000 €
Accompagnement des mutations économiques et développement de l'emploi+683 000 000 €+683 000 000 €
Amélioration de la qualité de l'emploi et des relations du travail0 €0 €
Soutien des ministères sociaux−713 000 000 €−713 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Contre l’avis du Gouvernement, le Sénat a adopté une réduction de 713 millions d’euros des crédits de la mission « Travail, emploi et administration des ministères sociaux ». Cette baisse entraînerait la suppression du plan d’investissement dans les compétences (PIC), de la dotation exceptionnelle de 613 millions d’euros à France compétences pour 2026, ainsi que de 30 millions d’euros de la subvention pour charges de service public de France Travail.

La suppression de la dotation à France compétences, qui finance la participation de l’État aux pactes régionaux d’investissement dans les compétences (PRIC), aurait des conséquences majeures. Alors même que l’engagement de l’État était déjà en baisse de 20 % dans le projet de loi de finances initial, cette suppression compromettrait gravement la formation des demandeurs d’emploi et fragiliserait le maillage territorial des organismes de formation.

Lancé en 2018 et confirmé par la loi pour le plein emploi du 18 décembre 2023, le PIC vise à former les demandeurs d’emploi peu qualifiés et les jeunes sans qualification, afin de répondre aux besoins de recrutement et aux tensions sur le marché du travail. Il repose sur un financement conjoint de l’État et des régions, compétentes en matière de formation professionnelle.

La disparition du PIC conduirait à un recul majeur de la formation des publics les plus éloignés de l’emploi et mettrait en difficulté de nombreux organismes de formation. Elle contraindrait également les régions, en raison du désengagement de l’État, à réduire leur propre effort financier.

C’est pourquoi, le présent amendement rétablit les crédits de :

- l’action 02 « Structure de mise en œuvre de la politique de l’emploi » du P102 – Accès et retour à l'emploi à hauteur de 30 millions d’euros en AE et en CP ;

- l’action 02 « Formation professionnelle des demandeurs d’emploi » du P103 - Accompagnement des mutations économiques et développement de l'emploi à hauteur de 70 millions d’euros en AE et 70 millions d’euros en CP ;

- l’action 04 « Financement des structures de la formation professionnelle et de l’emploi » du P103 - Accompagnement des mutations économiques et développement de l'emploi à hauteur de 70 millions d’euros à hauteur de 613 millions d’euros en CP et AE.

Il réduit en compensation en CP et en AE de l'action "33 – Financement des agences régionales de santé " et de l'action "24 – Personnels transversaux et de soutien" du programme 155 – Soutien des ministères sociaux.

Néanmoins l’intention de cet amendement n’est pas de réduire les moyens affectés à ce programme et les auteurs de cet amendement appellent le Gouvernement à lever le gage en séance publique.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 37

Tristan Lahais EcoS

Les 36 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 2247

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001866
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B2247