Non soutenu

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° II-CF2368

Davy Rimane GDR · Article 50

En clair

Davy Rimane a déposé cet amendement le 5 nov. 2025, avec 16 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il n'a pas été soutenu en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 13 nov. 2025.

Adoptés sur ce texte
751 sur 4 498amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Soutien aux prestations de l'aviation civile−6 000 000 €−6 000 000 €
Navigation aérienne+6 000 000 €+6 000 000 €
Transports aériens, surveillance et certification0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement vise à introduire une exception au principe de non ou faible participation de l’État en matière de financement des liaisons internes dans les collectivités ultramarines.

En effet, en vertu de l’article 24 de la loi n° 2019‑1428 du24 décembre 2019 d’orientation des mobilités, la continuité territoriale intérieure relève de la région ou de la collectivité. L’État n’est donc pas compétent, sauf exceptions. En principe, des délégations de service public sont organisées par les collectivités régionales ou leur équivalent. Ces DSP ont des coûts élevés car elles exigent de la part des délégataires de lourds investissements non rentabilisés du fait du faible volume d’activité. En conséquence, ces DPS sont difficilement soutenables par les collectivités et sont un frein à l’investissement en matière d’aménagement et d’infrastructures des territoires, ralentissant en conséquence la mise en place de solutions alternatives à destination des populations.

Cet amendement propose en conséquence de revoir le financement des DSP locales en portant la participation de l’État à 50 % sur les lignes dépourvues de liaisons routières, à l’image des communes enclavées de Guyane, afin de permettre aux collectivités concernées de réinjecter des fonds vers la poursuite d’un désenclavement routier.

À l’heure actuelle, la Guyane est le seul territoire où l’aide à la continuité territoriale de l’État s’applique à des trajets intérieurs, ainsi que le permet l’article 1803‑4 du code des transports lorsque des difficultés particulières d’accès à une partie du territoire le justifient.

L’État, via la DGAC, participe marginalement au financement de la DSP en cours. Il contribue ainsi au financement de deux liaisons (Cayenne – Maripasoula et Cayenne – Saül), la collectivité territoriale de Guyane prenant en charge le complément. Au total, le coût de cette DSP s’élève à 15 millions d’euros par an, dont 13,5 à la charge de la collectivité et 1,5 de la DGAC. Cet amendement propose de flécher 6 millions d’euros supplémentaire vers la politique de continuité territoriale afin de rééquilibrer la participation financière de l’État à cette DSP. Ainsi, il est proposé les mouvements de crédits suivants :

– Une augmentation de 6 000 000 € des AE et des CP du programme 612 « Navigation aérienne » de la mission contrôle et exploitations aériens.

– Une diminution de 6 000 000 € des AE et des CP du programme 613 « Soutien aux prestations de l’aviation civile » de la même mission.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 17

Davy Rimane GDR

Les 16 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1906

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B1906P2D1N002368
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1906