Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° I-CF876

Lisa Belluco EcoS · Article 13

En clair

Lisa Belluco a déposé cet amendement le 17 oct. 2025, avec 36 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 21 oct. 2025.

Adoptés sur ce texte
751 sur 4 498amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Le dispositif

Après l’alinéa 23, insérer l’alinéa suivant :

« 6° bis À l’article L. 421‑75, avant le premier tableau, sont insérés deux tableaux ainsi rédigés :

Barème pour les années à compter de 2028
Fraction de la masse en ordre de marche (en kg) Tarif marginal (en €)
Jusqu'à 1399 0
De 1400 et 1599 10
De 1600 et 1699 15
De 1700 et 1799 20
De 1800 et 1899 25
À partir de 1900 30

Barème pour 2027
Fraction de la masse en ordre de marche (en kg) Tarif marginal (en €)
Jusqu'à 1449 0
De 1450 à 1649 10
De 1650 à 1749 15
De 1750 à 1849 20
De 1850 à 1949 25
À partir de 1950 30

»

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cette proposition vise à proposer un calendrier régulier d’abaissement du seuil de déclenchement du malus poids, à raison de 50kg par an, sur 3 ans, en cohérence avec la philosophie de l’article 13 du projet de loi de finances.

En effet, l’exposé des motifs du présent article explique que « En premier lieu, concernant les taxes sur les véhicules, le premier objectif poursuivi est de permettre à tous les acteurs concernés (constructeurs, gestionnaires de flottes, professionnels, particuliers) de disposer d’une visibilité sur trois années sur les barèmes des quatre principales taxes sur les véhicules de tourisme ». Malheureusement, cette visibilité sur trois ans n’est pas appliquée à la taxe sur la masse en ordre de marche, ce que vient corriger cet amendement.

Concrètement :

– du point de vue des entreprises, cette proposition vise à engager une dynamique forte d’allègement du parc de voitures thermiques et hybrides vendues en France d’ici leur interdiction en 2035. Seule cette visibilité permet aux constructeurs automobiles d’adapter leur offre et leur développement en conséquence puisque le temps de développement d’un modèle est aujourd’hui généralement de 3 à 4 années ;

– du point de vue des politiques environnementales, elle permettrait de générer des recettes fiscales propres à financer une transition écologique et sociale, notamment la politique de leasing social ; elle contribuerait à ce qu’émergent progressivement sur le marché des véhicules de plus en plus légers, et donc structurellement plus sobres, mais aussi plus accessibles pour les classes moyennes et les moins favorisées.

Dans l’idéal, le groupe écologiste et social aurait proposé un déclenchement du malus poids à partir de 1300 kilos, un abattement limité à 300 kilos pour les véhicules électriques et un réajustement du barème de façon à vraiment pénaliser ceux qui font le choix (hors familles nombreuses) d’un modèle lourd. Cette mesure aurait permis de rapporter 1,8 milliards d’euros supplémentaires (issus à 83 % de taxes sur des véhicules étrangers). Ça n’est pas la mesure proposée dans cet amendement, bien plus modeste, par souci de compromis.

Tel est l’objet de cet amendement, travaillé notamment à partir de propositions du WWF.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 37

Lisa Belluco EcoS

Les 36 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1906

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B1906P1D1N000876
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1906