Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-AE18

Sabrina Sebaihi EcoS · Article 58

En clair

Sabrina Sebaihi a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 36 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des affaires étrangères le 20 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
10 sur 126amendements dont le sort est connu, en commission des affaires étrangères

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Aide économique et financière au développement0 €0 €
Renforcement des fonds propres de l'Agence française de développement+330 000 000 €+330 000 000 €
Solidarité à l'égard des pays en développement0 €0 €
Restitution des « biens mal acquis »0 €0 €
Fonds de solidarité pour le développement−330 000 000 €−330 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement vise à porter à 445 millions d'euros la dotation en fonds propres de  l'Agence française de développement (AFD), soit le niveau que le Gouvernement lui-même avait  programmé.

Les fonds propres sont le socle de l'action de l'AFD. Soumise aux règles prudentielles européennes,  l'Agence ne peut exposer plus de 25 % de ses fonds propres sur une même géographie. Sans capital  suffisant, elle est contrainte de réduire ses prêts précisément dans les pays où les besoins sont les  plus grands, et où la France est le plus attendue : l'Afrique, le Sahel, les pays les plus vulnérables.

Le Gouvernement l'avait compris. Le projet annuel de performances annexé au projet de loi de  finances pour 2025 prévoyait de porter ce programme à 445 millions d'euros en 2026. La loi de  finances pour 2026 l'a finalement limité à 100 millions d'euros. Ce budget ne prévoit que 115  millions d'euros pour 2027, puis une décrue : 100 millions en 2028, 75 millions en 2029. La  trajectoire annoncée a été abandonnée sans explication.

Ce renoncement est d'autant plus grave que, dans le même temps, l'aide en dons et les bonifications  de prêts de l'AFD sont elles aussi massivement réduites. Privée de dons, de bonifications et de  capital, l'AFD n'a plus les moyens de sa mission. Or chaque euro de fonds propres permet à  l'Agence d'emprunter sur les marchés et de prêter plusieurs fois ce montant aux pays partenaires :  c'est l'un des leviers les plus efficaces de notre politique de développement.

Cet amendement abonde de 330 millions d'euros le programme 365 « Renforcement des fonds  propres de l'Agence française de développement », afin de revenir à la trajectoire de 445 millions  d'euros annoncée par le Gouvernement.

Pour respecter l'article 40 de la Constitution, cet amendement minore à due concurrence l'action 01  du programme 384 « Fonds de solidarité pour le développement ». Ce mouvement vise uniquement  à rendre l'amendement recevable : les auteurs entendent préserver l'intégrité des autres programmes  de la mission, déjà sous-dotés, et appellent le Gouvernement à lever le gage et à réaffirmer le choix  d'une France solidaire, crédible et engagée.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 37

Sabrina Sebaihi EcoS

Les 36 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59047B3210P2D1N000018
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210