Tombé

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CE159

Julie Laernoes EcoS · Article 58

En clair

Julie Laernoes a déposé cet amendement le 15 oct. 2026, avec 35 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il est tombé en commission des affaires économiques.

Adoptés sur ce texte
106 sur 347amendements dont le sort est connu, en commission des affaires économiques

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Infrastructures et services de transports0 €0 €
Mer, pêche et aquaculture0 €0 €
Paysages, eau et biodiversité0 €0 €
Expertise, information géographique et météorologie0 €0 €
Prévention des risques0 €0 €
Énergie, climat et après-mines+143 000 000 €+143 000 000 €
Service public de l'énergie−143 000 000 €−143 000 000 €
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires0 €0 €
Sûreté nucléaire et radioprotection0 €0 €
Ecologie – mise en extinction du plan de relance0 €0 €
Forêt0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

À défaut d’un triplement du montant du chèque énergie, le présent amendement de repli du groupe Écologiste et Social vise à revaloriser le montant du chèque énergie afin de compenser la perte de pouvoir d’achat liée à l’inflation depuis 2019, dernière année de revalorisation de cette aide.

Alors que les prix de l’énergie ont fortement augmenté ces dernières années, notamment sous l’effet des crises géopolitiques successives, le montant du chèque énergie est resté inchangé depuis 2019, réduisant considérablement son efficacité pour les ménages les plus modestes. Entre 2020 et 2024, la facture énergétique moyenne des logements a ainsi augmenté de 30 %, aggravant les difficultés de paiement et la précarité énergétique.

Dès lors, il est indispensable de garantir, a minima, le maintien de sa valeur réelle. Cet amendement propose donc d’abonder de 143 millions d’euros les crédits consacrés au dispositif, afin de compenser l’inflation accumulée depuis 2019 et de porter le montant moyen du chèque énergie à 186 euros. Cette mesure est complémentaire de l’amendement visant à rétablir l’enveloppe budgétaire du chèque énergie à son niveau des années précédentes, soit 900 millions d’euros. Cet amendement reprend une proposition de la Fondation pour le Logement des Défavorisés.

Afin de gager cette augmentation dans le respect des règles prévues par la loi organique relative aux lois de finances (LOLF), l’amendement procède ainsi aux mouvements de crédits suivants :

– majorer de 143 000 000 euros les autorisations d’engagement et crédits de paiement de l’action 02 « Accompagnement transition énergétique » du programme 174 « Énergie, climat et après-mines » ;

– minorer de 143 000 000 euros les autorisations d’engagement et crédits de paiement de l’action 09 « Soutien aux énergies renouvelables électriques en métropole continentale » du programme 345 « Service public de l’énergie ».

Naturellement, il ne s’agit pas de pénaliser le programme 345 mais uniquement de respecter les conditions de recevabilité financière. Il appartiendra donc au Gouvernement de lever le gage en cas d’adoption de l’amendement.

Son sort

Auteurs 36

Julie Laernoes EcoS

Les 35 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO419610B3210P2D1N000159
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210