Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-AC58

Soumya Bourouaha GDR · Article 58

En clair

Soumya Bourouaha a déposé cet amendement le 10 oct. 2026, avec 16 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des affaires culturelles et de l'éducation le 14 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
120 sur 498amendements dont le sort est connu, en commission des affaires culturelles et de l'éducation

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Formations supérieures et recherche universitaire+1 000 000 000 €+1 000 000 000 €
Vie étudiante0 €0 €
Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires−800 000 000 €−800 000 000 €
Recherche spatiale−200 000 000 €−200 000 000 €
Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle0 €0 €
Enseignement supérieur et recherche agricoles0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement vise à financer la création de 100 000 nouvelles places en licence dans l’enseignement supérieur public.

Le manque de capacités d’accueil transforme l’accès aux études supérieures en compétition entre candidats. Les étudiants et leurs familles subissent l’incertitude des procédures d’admission, tandis que les établissements doivent accueillir davantage d’étudiants sans disposer des personnels et des moyens pédagogiques nécessaires.

Le projet de loi de finances pour 2027 ne prévoit pas de plan d’augmentation des capacités d’accueil à la hauteur des besoins. À périmètre courant, les crédits de l’action consacrée aux formations du baccalauréat à la licence diminuent même de 21,3 millions d’euros. Les transferts budgétaires compris dans cette évolution ne constituent pas une réponse au manque de places.

Il n’y aura pas de démocratisation de l’enseignement supérieur sans développement de l’offre publique de formation. Garantir le droit à la poursuite des études suppose de recruter les personnels nécessaires, de renforcer les moyens pédagogiques et d’adapter les capacités matérielles des établissements.

Cet amendement retient l’objectif de 100 000 places supplémentaires en premier cycle porté par le SNESUP-FSU. Sur la base de l’estimation de 10 000 euros par étudiant et par an utilisée dans les amendements relatifs aux capacités d’accueil, cet objectif représente un financement annuel d’un milliard d’euros.

Afin de se conformer aux règles de la LOLF, l’amendement est ainsi rédigé :

L’action 01 du programme 150 est abondée en AE et en CP d’un milliard d’euros.

Les crédits sont prélevés, hors titre 2, à hauteur de 800 millions d’euros en AE et en CP sur l’action 02 du programme 172 et de 200 millions d’euros en AE et en CP sur l’action 04 du programme 193.

Le Gouvernement est invité à lever le gage, cet amendement ne visant pas à diminuer les moyens des programmes 172 et 193 mais à garantir l’accès à l’enseignement supérieur public par la création de places supplémentaires en licence.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 17

Soumya Bourouaha GDR

Les 16 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO419604B3210P2D1N000058
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210