Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité

Amendement n° CS224

Aurélien Lopez-Liguori RN · Article 16 bis

En clair

Aurélien Lopez-Liguori a déposé cet amendement le 5 sept. 2025, avec 14 cosignataires, sur le texte « Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité ». Il a été rejeté en commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité le 9 sept. 2025.

Adoptés sur ce texte
244 sur 505amendements dont le sort est connu, en commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité

Ce qu'il propose

Le dispositif

Substituer au mot :

« chiffrement »

le mot :

« cryptographie ».

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent article vise à protéger les communications électroniques en interdisant l’intégration de dispositifs affaiblissant la sécurité des systèmes de chiffrement. Toutefois, l’audition d’acteur du secteur a mis en lumière que le terme « chiffrement » est trop restrictif, car il ne renvoie qu’à une seule dimension de la sécurité numérique : la confidentialité.

Or, la cybersécurité repose sur un socle plus large, qui inclut non seulement la confidentialité, mais également l’intégrité des données, leur authentification et la non-répudiation des échanges. Ces différentes fonctions relèvent toutes de la cryptographie, terme plus englobant et mieux reconnu dans les textes juridiques français et européens.

Ainsi, le code de la défense (article L. 2321‑2) et l’article 29 de la loi du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique définissent les « moyens de cryptologie » comme l’ensemble des matériels et logiciels permettant d’assurer la confidentialité, l’authentification et le contrôle d’intégrité des données. De même, au niveau européen, le règlement eIDAS (n° 910/2014) recourt explicitement au terme cryptographie pour encadrer les dispositifs de signature électronique et les services de confiance.

En substituant le terme « cryptographie » à celui de « chiffrement », le présent amendement garantit une protection complète des communications électroniques contre toute tentative d’affaiblissement des mécanismes de sécurité. Il aligne par ailleurs le texte sur la terminologie en vigueur dans le droit français et européen, et offre aux autorités de contrôle et aux juridictions une base plus claire et robuste pour prévenir et sanctionner de telles pratiques.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 15

Aurélien Lopez-Liguori RN

Les 14 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1112

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO866672B1112P0D1N000224
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1112