Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité

Amendement n° CS220

Aurélien Lopez-Liguori RN · Article 14

En clair

Aurélien Lopez-Liguori a déposé cet amendement le 5 sept. 2025, avec 14 cosignataires, sur le texte « Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité ». Il a été rejeté en commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité le 9 sept. 2025.

Adoptés sur ce texte
244 sur 505amendements dont le sort est connu, en commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité

Ce qu'il propose

Le dispositif

Compléter l’alinéa 5 par les mots :

« notamment en adoptant des solutions immunes à l’extraterritorialité de droits d’États extra-européens. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

L’extraterritorialité de certaines législations étrangères constitue aujourd’hui un risque majeur pour la souveraineté numérique et la sécurité des systèmes d’information nationaux. De nombreuses lois, notamment celles adoptées par les États-Unis (comme le Cloud Act, le Foreign Intelligence Surveillance Act ou encore le Patriot Act), permettent aux autorités de ces pays d’accéder à des données hébergées à l’étranger dès lors que l’entreprise qui les détient est de droit national, indépendamment du lieu d’hébergement ou du traitement des données.

Cette situation crée une zone de vulnérabilité juridique pour les entités essentielles et importantes définies par la directive NIS 2. Ces structures, soumises à des exigences de cybersécurité accrues, sont parfois tentées de recourir à des solutions étrangères sans mesurer pleinement les risques induits par le cadre juridique applicable à leurs prestataires.

Il est donc impératif que les entités régulées prennent en compte l’extraterritorialité des droits auxquels sont soumis leurs prestataires lorsqu’elles choisissent des fournisseurs de services de cybersécurité, d’hébergement, de cloud ou de traitement de données. Ne pas le faire expose à des risques concrets d’ingérence, d’espionnage économique, voire de rupture de service en cas de conflit géopolitique ou de contentieux extrajudiciaire.

L’objectif de cet amendement est d’introduire une référence explicite à l’extraterritorialité dans le cadre des obligations de cybersécurité des entités assujetties, afin de renforcer la vigilance sur ce point et d’inciter au recours à des solutions européennes ou françaises offrant un haut niveau de confiance et de conformité avec les exigences de sécurité nationale.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 15

Aurélien Lopez-Liguori RN

Les 14 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1112

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO866672B1112P0D1N000220
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1112