amendement · Assemblée nationale
Amendement n° 372
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En clair
Damien Girard a déposé cet amendement le 29 avr. 2026, avec 36 cosignataires, sur le texte « Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense ». Il est tombé en séance publique le 4 mai 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 97 sur 789amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
À l’alinéa 6, après le mot :
« nucléaire, »
insérer les mots :
« les moyens conventionnels, ».
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
La souveraineté de la France repose sur « l’épaulement » entre dissuasion nucléaire et conventionnelle. La dissuasion conventionnelle est complémentaire de la dissuasion nucléaire qui peut être contournée par l’agression de pays non dotés d'armes nucléaires par des pays dotés. Ce contournement constitue aujourd’hui le maillon faible de notre doctrine de sécurité, comme le démontre le retour d’expérience de la guerre en Ukraine et les discussions en cours sur les garanties de sécurité.
Notre modèle d’armée doit s’adapter à ce nouveau contexte stratégique pour assurer la défense de l’Union européenne et de ses frontières. La dissuasion conventionnelle ne peut être crédible sans une politique européenne de défense capable de mobiliser et d’organiser les armées européennes en évitant la dispersion de leurs forces, comme la multiplication et l’absence d’interopérabilité de leurs systèmes d’armes, qui seraient fatales en cas de guerre conventionnelle avec la Russie.
Nous proposons en conséquence d’inclure dans les moyens de souveraineté les forces conventionnelles, notamment listées à l’alinéa 7. Elles incluent les capacités faisant l’objet d’une coopération européenne. A ce titre, le système d’alerte avancé, par exemple, mentionné à l’alinéa 6, fait déjà l’objet d’une coopération avec l’Allemagne, qui dispose des moyens nécessaires pour sortir de l’Europe de sa dépendance au système d’alerte avancé des États-Unis, duquel nous sommes aujourd’hui dépendant.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Auteurs 37
- EcoS 36
Les 36 cosignataires
- EcoS Catherine Hervieu
- EcoS Cyrielle Chatelain
- EcoS Pouria Amirshahi
- EcoS Christine Arrighi
- EcoS Clémentine Autain
- EcoS Léa Balage El Mariky
- EcoS Lisa Belluco
- EcoS Karim Ben Cheikh
- EcoS Benoît Biteau
- EcoS Arnaud Bonnet
- EcoS Nicolas Bonnet
- EcoS Alexis Corbière
- EcoS Hendrik Davi
- EcoS Emmanuel Duplessy
- EcoS Charles Fournier
- EcoS Marie-Charlotte Garin
- EcoS Steevy Gustave
- EcoS Jérémie Iordanoff
- EcoS Julie Laernoes
- EcoS Tristan Lahais
- EcoS Benjamin Lucas-Lundy
- EcoS Julie Ozenne
- EcoS Sébastien Peytavie
- EcoS Marie Pochon
- EcoS Jean-Claude Raux
- EcoS Sandra Regol
- EcoS Jean-Louis Roumégas
- EcoS Sandrine Rousseau
- EcoS François Ruffin
- EcoS Eva Sas
- EcoS Sabrina Sebaihi
- EcoS Danielle Simonnet
- EcoS Sophie Taillé-Polian
- EcoS Boris Tavernier
- EcoS Nicolas Thierry
- EcoS Dominique Voynet
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte de la commission n° 2695
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901BTC2695P0D1N000372
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17BTC2695