amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité
Amendement n° 383
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En clair
Édouard Bénard a déposé cet amendement le 3 oct. 2026, avec 16 cosignataires, sur le texte « Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
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Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – À la seconde phrase de l’alinéa 11, substituer au mot :
« procède »,
les mots :
« peut procéder ».
II. – En conséquence, compléter le même alinéa 11 par la phrase suivante :
« Elle tient compte, pour déterminer le montant total de l’astreinte liquidée, des circonstances de l’espèce, notamment de la taille de l’entité, de ses capacités humaines, techniques et financières, des diligences accomplies pour se conformer à la mesure d’exécution et des difficultés rencontrées dans sa mise en œuvre. »
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
EXPOSÉ SOMMAIRE
Cet amendement vise à permettre à la commission des sanctions d’adapter la liquidation des astreintes à la situation des entités concernées, en inscrivant explicitement leur taille et leurs capacités parmi les critères d’appréciation.
L’article 31 prévoit que les mesures d’exécution prescrites par l’ANSSI peuvent être assorties d’une astreinte pouvant atteindre 5 000 euros par jour de retard. En cas d’inexécution totale ou partielle ou d’exécution tardive, la commission des sanctions procède à sa liquidation.
Les conséquences d’une telle astreinte diffèrent fortement selon la taille et les moyens de l’entité. Une petite structure ne dispose pas des mêmes équipes spécialisées ni des mêmes capacités financières qu’un grand groupe. Des difficultés techniques ou un manque de compétences peuvent également retarder l’exécution d’une mesure, malgré les démarches engagées pour s’y conformer.
Le présent amendement permet donc à la commission d’apprécier, au cas par cas, l’opportunité de liquider l’astreinte et le montant effectivement dû. Il lui impose de tenir compte notamment de la taille de l’entité, de ses capacités humaines, techniques et financières, de ses diligences et des difficultés rencontrées.
Il s’agit de garantir une application proportionnée des mesures de cybersécurité, sans remettre en cause les obligations de mise en conformité ni la possibilité de recourir à une astreinte pour en assurer l’exécution.
Auteurs 17
- GDR 16
Les 16 cosignataires
- GDR Soumya Bourouaha
- GDR Julien Brugerolles
- GDR Jean-Victor Castor
- GDR Elsa Faucillon
- GDR Émeline K/Bidi
- GDR Karine Lebon
- GDR Jean-Paul Lecoq
- GDR Frédéric Maillot
- GDR Emmanuel Maurel
- GDR Yannick Monnet
- GDR Marcellin Nadeau
- GDR Stéphane Peu
- GDR Mereana Reid Arbelot
- GDR Davy Rimane
- GDR Nicolas Sansu
- GDR Emmanuel Tjibaou
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte de la commission n° 1779
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901BTC1779P0D1N000383
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17BTC1779