amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

Amendement n° 2732

Dominique Voynet EcoS · Après l'article 23

En clair

Dominique Voynet a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 38 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – Après l’article L. 162‑1‑7 du code de la sécurité sociale, il est inséré un article L. 162‑1‑7‑1 ainsi rédigé :

« À titre dérogatoire et expérimental pour une durée de cinq ans, dans les départements de Guyane et de Mayotte, les actes médicaux inscrits à la nomenclature générale des actes professionnels (CCAM), lorsqu’ils sont réalisés dans le cadre d’une activité de télémédecine mentionnée à l’article L. 6316‑1 du code de la santé publique, peuvent être facturés à l’assurance maladie même en l’absence de présence physique du médecin auprès du patient.

« Cette facturation est autorisée lorsque :

« 1° L’acte est prescrit ou validé par un médecin inscrit à l’ordre, qui en assure la responsabilité médicale ;

« 2° L’acte est réalisé à l’aide d’un dispositif de télémédecine conforme aux référentiels d’interopérabilité et de sécurité prévus à l’article L. 1110‑4‑1 du code de la santé publique ;

« 3° La réalisation technique auprès du patient est assurée par un professionnel de santé habilité, notamment un infirmier, un orthoptiste, un opticien-optométriste ou tout autre professionnel de santé formé à cet effet.

« Un décret fixe la liste des actes concernés, les modalités de transmission des données nécessaires à la facturation, ainsi que les conditions d’évaluation de cette expérimentation. »

II. – À l’issue de la période d’expérimentation, un rapport conjoint des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale est transmis au Parlement, évaluant l’impact sur l’accès aux soins, la qualité des prises en charge et les dépenses de santé.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Les départements de Guyane et de Mayotte présentent des difficultés structurelles d’accès aux soins, aggravées par un nombre insuffisant de professionnels médicaux sur place.

Actuellement, la facturation d’actes CCAM par téléexpertise ou téléconsultation est conditionnée à la présence effective du médecin auprès du patient, ce qui empêche la valorisation des activités réalisées à distance, même lorsqu’un professionnel de santé intermédiaire (infirmier, orthoptiste, opticien-optométriste, etc.) assure la partie technique et la transmission des données.

Cet amendement vise à lever cette impossibilité en ouvrant, à titre dérogatoire et expérimental, la possibilité de facturer des actes CCAM analysés en télémédecine dans ces territoires.

Il s’agit d’une mesure de bon sens, cohérente avec les objectifs d’équité territoriale et d’accès aux soins pour tous, permettant de consolider des organisations déjà éprouvées (postes avancés, centres de télémédecine, filières visuelles territoriales).

Auteurs 39

Dominique Voynet EcoS

Les 38 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3211

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3211P0D1N002732
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3211