Rejeté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
Amendement n° 2462
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En clair
Jean-Victor Castor a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 16 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il a été rejeté en séance publique le 23 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – Après le 2 bis de l’article 231 du code général des impôts, il est inséré un 2 ter ainsi rédigé :
« 2 ter. Les rémunérations versées par les associations régies par la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d’association, domiciliées ou établies en Guyane et employant moins de 250 salariés, sont exonérées de la taxe sur les salaires. »
II. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
La taxe sur les salaires est un impôt de production qui pèse sur les employeurs non soumis à la taxe sur la valeur ajoutée, au premier rang desquels les associations. Elle frappe leur masse salariale quel que soit leur résultat, renchérit chaque embauche et pénalise les structures dont l'activité repose d'abord sur le travail humain. La Cour des comptes appelle d'ailleurs à la réformer.
En Guyane, les associations ne sont pas un secteur parmi d'autres. Dans un pays où les services publics restent insuffisants et inégalement répartis, elles assurent au quotidien des missions essentielles : aide à domicile, accompagnement des personnes âgées et handicapées, insertion professionnelle, médiation sociale et sanitaire, soutien scolaire, sport et culture, jusque dans les communes de l'intérieur. Elles sont souvent le dernier lien entre les habitants et leurs droits.
Elles exercent ces missions dans un contexte de vie chère et de forte croissance démographique, avec des financements souvent précaires. Chaque euro prélevé sur leurs salaires est un euro de moins pour embaucher, stabiliser des emplois ou étendre leur action. Or, dans un pays touché par un chômage élevé, en particulier chez les jeunes, ces associations sont aussi des employeurs de premier plan.
Le présent amendement exonère de la taxe sur les salaires les associations établies en Guyane qui emploient moins de 250 salariés. Il permet de transformer cette charge en emplois et en services pour la population.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Auteurs 17
- GDR 16
Les 16 cosignataires
- GDR Soumya Bourouaha
- GDR Julien Brugerolles
- GDR Édouard Bénard
- GDR Elsa Faucillon
- GDR Émeline K/Bidi
- GDR Karine Lebon
- GDR Jean-Paul Lecoq
- GDR Frédéric Maillot
- GDR Emmanuel Maurel
- GDR Yannick Monnet
- GDR Marcellin Nadeau
- GDR Stéphane Peu
- GDR Mereana Reid Arbelot
- GDR Davy Rimane
- GDR Nicolas Sansu
- GDR Emmanuel Tjibaou
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3211
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3211P0D1N002462
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3211