Rejeté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
Amendement n° 2218
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En clair
Danielle Simonnet a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 36 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il a été rejeté en séance publique le 22 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – Le neuvième alinéa de l’article L. 242‑5 du code de la sécurité sociale est complété par une phrase ainsi rédigée : « Les éléments de calcul ainsi fixés ne peuvent avoir pour effet de porter le taux net moyen national de la cotisation à un niveau inférieur à 2,24 %. »
II. – Le I s’applique aux cotisations dues au titre des périodes courant à compter du 1er janvier 2027.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Trois travailleurs et travailleuses meurent chaque jour du travail, et les accidents du travail, de trajet et les maladies professionnelles progressent depuis dix ans. Plutôt que d’agir sur les causes, le Gouvernement demande 800 millions d’euros d’économies à la branche AT-MP, en s’attaquant à l’indemnisation des victimes.
Or cette branche, excédentaire pendant douze ans, est devenue déficitaire en 2025 et le déficit atteindrait 1,5 milliard d’euros en 2027. La baisse de ses recettes y a contribué : le taux net moyen national est passé de 2,24 % en 2023 à 2,12 % en 2024, puis à 2,08 % en 2026. Cette baisse résulte d’un transfert de 800 millions d’euros vers la branche vieillesse décidé par décret à la fin de 2023, dans le contexte de la réforme des retraites. Dans le même temps, le transfert de la branche vers l’assurance maladie au titre de la sous-déclaration passe de 1,6 à 2 milliards d’euros.
Le présent amendement rétablit le niveau de 2023. L’article L. 242‑5 renvoie déjà à la loi de financement les conditions générales de l’équilibre de la branche : il appartient donc au législateur de garantir un niveau de recettes. Les économies doivent venir de la prévention, pas des victimes.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Auteurs 37
- EcoS 36
Les 36 cosignataires
- EcoS Pouria Amirshahi
- EcoS Christine Arrighi
- EcoS Clémentine Autain
- EcoS Léa Balage El Mariky
- EcoS Lisa Belluco
- EcoS Karim Ben Cheikh
- EcoS Benoît Biteau
- EcoS Arnaud Bonnet
- EcoS Nicolas Bonnet
- EcoS Cyrielle Chatelain
- EcoS Alexis Corbière
- EcoS Hendrik Davi
- EcoS Emmanuel Duplessy
- EcoS Charles Fournier
- EcoS Marie-Charlotte Garin
- EcoS Damien Girard
- EcoS Steevy Gustave
- EcoS Catherine Hervieu
- EcoS Jérémie Iordanoff
- EcoS Julie Laernoes
- EcoS Tristan Lahais
- EcoS Benjamin Lucas-Lundy
- EcoS Julie Ozenne
- EcoS Sébastien Peytavie
- EcoS Marie Pochon
- EcoS Jean-Claude Raux
- EcoS Sandra Regol
- EcoS Jean-Louis Roumégas
- EcoS Sandrine Rousseau
- EcoS François Ruffin
- EcoS Eva Sas
- EcoS Sabrina Sebaihi
- EcoS Sophie Taillé-Polian
- EcoS Boris Tavernier
- EcoS Nicolas Thierry
- EcoS Dominique Voynet
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3211
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3211P0D1N002218
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3211