Rejeté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
Amendement n° 2216
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En clair
Danielle Simonnet a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 36 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il a été rejeté en séance publique le 22 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
Le premier alinéa de l’article L. 242‑7 du code de la sécurité sociale est complété par une phrase ainsi rédigée : « Des cotisations supplémentaires sont imposées aux entreprises lorsque l’indice de sinistralité de ces entreprises, au titre du syndrome d’épuisement professionnel, est supérieur à un seuil, dans des conditions définies par décret. »
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement du groupe écologiste et social vise à instaurer des cotisations supplémentaires pour les entreprises dont la proportion d’arrêts maladie pour burn out est supérieure à un certain seuil.
Les chiffres sont alarmants. Entre 2020 et 2025, le nombre de maladies psychiques reconnues a plus que doublé, passant de 840 à 1 971 cas. Dans le même temps, les accidents du travail pour lesquels une affection psychique ou un contexte de risques psychosociaux (stress, harcèlement, épuisement professionnel) est identifié ont augmenté de 14 % en 2024.
Cette progression témoigne d’une dégradation préoccupante des conditions de travail et de l’ampleur croissante de la souffrance psychique au travail. Elle a d’abord des conséquences humaines et sanitaires considérables pour les travailleuses et les travailleurs concernés, mais elle pèse également sur les comptes de la Sécurité sociale.
Le burn-out n’est pas une fatalité. Lorsqu’il résulte de conditions de travail dégradées, d’une pression excessive, d’une surcharge de travail ou d’une organisation pathogène, il doit aussi conduire à interroger la responsabilité de l’employeur.
Il est donc juste que les entreprises qui exposent leurs salariés à des niveaux de pression tels qu’ils en viennent à développer un burn-out contribuent davantage au financement de la branche AT-MP.
Cet amendement entend ainsi renforcer la responsabilisation des employeurs et faire de la prévention des risques psychosociaux une véritable priorité.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Auteurs 37
- EcoS 36
Les 36 cosignataires
- EcoS Pouria Amirshahi
- EcoS Christine Arrighi
- EcoS Clémentine Autain
- EcoS Léa Balage El Mariky
- EcoS Lisa Belluco
- EcoS Karim Ben Cheikh
- EcoS Benoît Biteau
- EcoS Arnaud Bonnet
- EcoS Nicolas Bonnet
- EcoS Cyrielle Chatelain
- EcoS Alexis Corbière
- EcoS Hendrik Davi
- EcoS Emmanuel Duplessy
- EcoS Charles Fournier
- EcoS Marie-Charlotte Garin
- EcoS Damien Girard
- EcoS Steevy Gustave
- EcoS Catherine Hervieu
- EcoS Jérémie Iordanoff
- EcoS Julie Laernoes
- EcoS Tristan Lahais
- EcoS Benjamin Lucas-Lundy
- EcoS Julie Ozenne
- EcoS Sébastien Peytavie
- EcoS Marie Pochon
- EcoS Jean-Claude Raux
- EcoS Sandra Regol
- EcoS Jean-Louis Roumégas
- EcoS Sandrine Rousseau
- EcoS François Ruffin
- EcoS Eva Sas
- EcoS Sabrina Sebaihi
- EcoS Sophie Taillé-Polian
- EcoS Boris Tavernier
- EcoS Nicolas Thierry
- EcoS Dominique Voynet
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3211
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3211P0D1N002216
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3211