Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

Amendement n° 745

Emmanuel Duplessy EcoS · Après l'article 8

En clair

Emmanuel Duplessy a déposé cet amendement le 15 oct. 2026, avec 36 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il a été rejeté en séance publique le 22 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – À la fin du sixième alinéa de l’article L. 137‑27 du code de la sécurité sociale, le taux : « 15 % » est remplacé par le taux : « 20 % ».

II. – Le I s’applique aux contributions dues à compter de l’année 2027.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à renforcer la contribution des opérateurs de jeux d'argent et de hasard au financement de la protection sociale, en portant de 15 % à 20 % le taux de prélèvement applicable à leurs dépenses publicitaires.

Alors que les pratiques de jeux d'argent, particulièrement les paris sportifs en ligne, continuent de se développer, les investissements publicitaires des opérateurs participent à la banalisation du jeu et à la multiplication des sollicitations commerciales. Cette pression publicitaire est particulièrement préoccupante lorsqu'elle touche les jeunes, les publics précaires et les personnes présentant des comportements de jeu à risque.

Selon les données de l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), un adolescent de 17 ans sur dix pratique les paris sportifs. Parmi ces jeunes parieurs, un sur dix présente un profil à risque de jeu problématique. Ces chiffres rappellent les limites de l'interdiction légale des jeux d'argent aux mineurs lorsque ceux-ci restent exposés à leur promotion.

La publicité pour les paris sportifs est particulièrement présente lors des grandes compétitions, à la télévision comme sur les réseaux sociaux, où les opérateurs multiplient les contenus promotionnels, les offres de bienvenue et les messages associant le jeu à la réussite sportive ou financière. Cette situation révèle les insuffisances de l'encadrement actuel. C'est pourquoi Emmanuel Duplessy et plusieurs de ses collègues ont déposé une proposition de loi visant à mieux réguler la publicité des paris sportifs, notamment en renforçant la protection des mineurs, en encadrant les promotions sur les réseaux sociaux et en limitant les sollicitations publicitaires autour des rencontres sportives.

Les conséquences de l'addiction aux jeux d'argent peuvent être considérables : endettement, difficultés familiales, isolement, souffrance psychologique et désinsertion sociale. Ces dommages justifient de renforcer à la fois la prévention, la régulation des pratiques commerciales et la contribution financière des opérateurs.

En augmentant de cinq points le prélèvement sur les dépenses publicitaires, cet amendement entend renforcer cette contribution et réduire l'avantage économique associé à l'intensification des campagnes promotionnelles. Il s'inscrit dans une politique plus large de prévention des addictions et de protection des publics vulnérables, qui ne saurait reposer sur les seuls joueurs et leurs familles.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le

Auteurs 37

Emmanuel Duplessy EcoS

Les 36 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3211

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3211P0D1N000745
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3211