amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
Amendement n° 452
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En clair
Arnaud Simion a déposé cet amendement le 14 oct. 2026, avec 18 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
Avant le 30 septembre 2027, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’application de l’article 62 de la loi n° 2022‑1616 du 23 décembre 2022 de financement de la sécurité sociale pour 2023 et des dispositions du code de l’action sociale et des familles qu’il a créées ou modifiées, actualisant notamment le bilan dont la remise au Parlement était prévue par l’article 65 de la même loi.
Pour les exercices 2023 à 2026 ainsi que pour les données disponibles au titre de l’année 2027, ce rapport présente, sous forme agrégée :
1° Le nombre de contrôles administratifs réalisés sur le fondement de l’article L. 313‑13 du code de l’action sociale et des familles ayant donné lieu à l’examen de l’utilisation des dotations publiques ou des flux financiers retracés en application de l’article L. 313‑13‑3 du même code ;
2° Le nombre de contrôles ayant conduit à constater des dépenses sans rapport ou manifestement hors de proportion avec le service rendu ou des recettes non comptabilisées mentionnées aux 1° et 2° de l’article L. 313‑14‑2 du même code, ainsi que le nombre de contrôles ayant établi qu’une autre personne physique ou morale avait bénéficié de manière injustifiée de sommes dans les conditions prévues à l’article L. 313‑14‑3 ;
3° Le montant des sommes ayant fait l’objet d’une demande de récupération au titre des 1° et 2° de l’article L. 313‑14‑2 et le montant effectivement déduit des tarifs ;
4° Le nombre et le montant des demandes de reversement formulées en application de l’article L. 313‑14‑3 ainsi que le montant effectivement reversé ;
5° Le montant des sommes faisant l’objet d’un contentieux au titre des dispositifs mentionnés aux 3° et 4° ;
6° Les délais moyens constatés entre le constat définitif des irrégularités et la mise en œuvre effective de la récupération ou du reversement ;
7° Les principales difficultés juridiques, comptables ou opérationnelles rencontrées dans la mise en œuvre de ces dispositions.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
L’article 62 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2023 a renforcé les instruments permettant de contrôler l’utilisation des financements publics au sein des établissements, services et groupes médico-sociaux.
Il a notamment renforcé la traçabilité des flux financiers ainsi que les possibilités de récupération de certaines dépenses injustifiées et créé un mécanisme permettant à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) de demander le reversement de sommes ayant bénéficié de manière injustifiée à une autre entité.
La même loi avait prévu, à son article 65, la remise au Parlement d’un bilan de la mise en œuvre de l’article 62.
Plusieurs années après l’adoption de ces outils, le Parlement doit désormais pouvoir apprécier leur efficacité réelle.
Il importe notamment de distinguer deux mécanismes juridiques. L’article L. 313-14-2 du code de l’action sociale et des familles permet à l’autorité compétente de demander la récupération de certaines dépenses ou recettes, qui est ensuite mise en œuvre dans la tarification. L’article L. 313-14-3 permet quant à lui à la CNSA de demander un reversement à l’entité exerçant le contrôle sur un établissement ou un service.
Le rapport demandé permettra donc de mesurer non seulement les irrégularités constatées, mais également l’écart entre les sommes dont la récupération ou le reversement est demandé et celles qui sont effectivement récupérées ou reversées, ainsi que les délais et obstacles rencontrés.
Il ne s’agit pas de commander une nouvelle étude générale sur la financiarisation du secteur, mais de contrôler concrètement l’application de pouvoirs que le Parlement a déjà votés.
Voter des pouvoirs de contrôle ne suffit pas : le Parlement doit pouvoir savoir s’ils protègent effectivement les financements destinés aux personnes accompagnées.
Auteurs 19
- SOC 18
Les 18 cosignataires
- SOC Claudia Rouaux
- SOC Hervé Saulignac
- SOC Elie Califer
- SOC Joël Aviragnet
- SOC Pierre Pribetich
- SOC Pascale Got
- SOC Fabrice Barusseau
- SOC Jiovanny William
- SOC Denis Fégné
- SOC Jacques Oberti
- SOC Sophie Pantel
- SOC Béatrice Bellay
- SOC Alain David
- SOC Sébastien Saint-Pasteur
- SOC Chantal Jourdan
- SOC Mickaël Bouloux
- SOC Christine Pirès Beaune
- SOC Thierry Sother
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3211
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3211P0D1N000452
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3211