amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-2533

Hendrik Davi EcoS · Article 58

En clair

Hendrik Davi a déposé cet amendement le 2 nov. 2026, avec 36 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Formations supérieures et recherche universitaire0 €0 €
Vie étudiante0 €0 €
Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires−1 251 600 000 €−1 251 600 000 €
Recherche spatiale0 €0 €
Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle0 €0 €
Enseignement supérieur et recherche agricoles0 €0 €
Financement des surcoûts structurels non compensés aux opérateurs de recherche (création)+1 251 600 000 €+1 251 600 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement a pour objet d’assurer une compensation intégrale des surcoûts supportés par les opérateurs de recherche en raison de l’augmentation de leurs dépenses de fonctionnement.

Le relèvement du taux de contribution au CAS Pensions, en 2025 puis 2026, la mise en place de la protection sociale complémentaire, l’effet du glissement vieillesse-technicité (GVT) et, avant cela, les mesures dites « Guérini », ont conduit à une augmentation de la masse salariale, qui n’a donné lieu qu’à des compensations marginales et ponctuelles. En 2026, le montant du reste à charge pour les universités s’élève à 250 millions d’euros. Celui des opérateurs de recherche du programme 172 s’établit, au titre du CAS Pensions, à 70 millions d’euros en 2027.

Ces établissements ont aussi été durement touchés par l’inflation, qui s’établit à 2,1 % pour 2026 selon l’estimation du Gouvernement.

Cette situation plus que critique contraint les opérateurs à devoir prélever sur leur trésorerie mobilisable, au détriment de leurs activités de recherche.

Par cet amendement, il s’agit de compenser intégralement ces surcoûts, afin de restaurer la capacité d’investissement des opérateurs et de préserver la continuité et la qualité de leur activité de recherche.

Le présent amendement vise à créer un nouveau programme « Financement des surcoûts structurels non compensés aux opérateurs de recherche », doté de 1 251 600 000 euros.

Pour respecter les règles de recevabilité financière imposées par l’article 40 de la Constitution, l’amendement prélève en AE et CP les crédits de :

– L’action 2 Agence nationale de la recherche du programme 172 à hauteur de 1 037 944 000 euros ;

– L’action 1 Pilotage et animation du programme 172 à hauteur de 213 656 000 euros.

Pour ne pas affaiblir le programme 172, il est toutefois demandé au Gouvernement de maintenir ces crédits.

Auteurs 37

Hendrik Davi EcoS

Les 36 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P2D1N002533
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210