amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-2288

Sandrine Rousseau EcoS · Article 60

En clair

Sandrine Rousseau a déposé cet amendement le 30 oct. 2026, avec 36 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
571 sur 3 991amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Pensions civiles et militaires de retraite et allocations temporaires d'invalidité+1 300 000 000 €+1 300 000 000 €
Ouvriers des établissements industriels de l'État−1 300 000 000 €−1 300 000 000 €
Pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre et autres pensions0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement du groupe Écologiste et Social vise à rétablir l’indexation des pensions de retraite des fonctionnaires civils et militaires sur l’inflation pour l’année 2027, en supprimant la mesure de sous-indexation prévue par le Gouvernement.

Dans un contexte de hausse du coût de la vie et de fragilisation du pouvoir d’achat, le Gouvernement fait le choix de faire contribuer les retraités à l’effort budgétaire, en limitant la revalorisation de leurs pensions. Cette mesure pénalisera particulièrement les retraités disposant de revenus modestes ou intermédiaires, dont les pensions ne leur permettent déjà pas toujours de faire face à leurs dépenses contraintes.

Le groupe Écologiste et Social considère que l’équilibre des finances publiques ne saurait être recherché au détriment du pouvoir d’achat des retraités. Si la contribution des retraités les plus aisés peut être envisagée au nom de la justice fiscale, elle doit reposer sur leur capacité contributive réelle, notamment leur patrimoine et leurs revenus, et non sur une sous-indexation générale des pensions.

Cette mesure constitue par ailleurs une réponse de court terme à un déséquilibre structurel du financement de notre système de retraite. D’autres leviers, représentant plusieurs milliards d’euros de recettes potentielles, permettraient une réponse plus juste et plus efficace : réexamen des exonérations de cotisations dont l’efficacité n’est pas démontrée, taxation des patrimoines les plus élevés.

Pour assurer la recevabilité financière du présent amendement au titre de l’article 40 de la Constitution, il est proposé de majorer de 1,3 milliard d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement les crédits en titre 2 de l’action n°1 « Fonctionnaires civils relevant du code des pensions civiles et militaires de retraite » du programme 741 « Pensions civiles et militaires de retraite et allocations temporaires d’invalidité », et de minorer à due concurrence les autorisations d’engagement et les crédits de paiement en titre 2 de l’action n°1 « Prestations vieillesse et invalidité » du programme 742 « Ouvriers des établissements industriels de l’État ». Cette diminution est proposée aux seules fins d’assurer la recevabilité financière de l’amendement.

Il est demandé au Gouvernement de lever le gage.

Auteurs 37

Sandrine Rousseau EcoS

Les 36 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 7 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P2D1N002288
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210