amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-2027

Steevy Gustave EcoS · Article 58

En clair

Steevy Gustave a déposé cet amendement le 30 oct. 2026, avec 36 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Patrimoines0 €0 €
Création0 €0 €
Transmission des savoirs et démocratisation de la culture0 €0 €
Soutien aux politiques du ministère de la culture−5 000 000 €−5 000 000 €
Fonds de sécurisation des représentations annulées pour des raisons climatiques (création)+5 000 000 €+5 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Selon Météo-France, l’été 2026 a été le plus chaud jamais enregistré dans le pays.

Les épisodes de canicule ont entraîné l’annulation de nombreuses représentations : en plein air, sous chapiteau, mais aussi dans des salles non climatisées, souvent sur décision de l’organisateur ou par arrêté préfectoral.

Le festival Solidays a été annulé fin juin 2026 à la demande de la préfecture de police, entraînant un manque à gagner de plus de 3 millions d’euros pour Solidarité Sida. Le Centre national de la musique (CNM) a dû annuler 213 concerts par des arrêtés préfectoraux, entre juin et août 2026.

Aucune discipline n’est épargnée par les aléas climatiques qui deviennent un enjeu majeur à prendre en considération dans l’organisation de ces événements.

Face aux annulations de dernières minutes, bien souvent l’organisateur invoque la force majeure et le contrat de cession n’est pas honoré. La compagnie supporte alors seule des dépenses déjà engagées : salaires des artistes et des techniciens, répétitions, transports, hébergement, sans percevoir aucune recette. Les assurances annulation sont inaccessibles ou excluent le risque climatique pour la plupart des petites structures

Or les marges du secteur ne permettent pas d’absorber ce choc : selon le Baromètre du spectacle vivant 2026, la marge médiane des compagnies répondantes est de 1,3 % de leur budget, et 43 % d’entre elles prévoient un déficit en 2026. Une seule annulation non indemnisée peut effacer le résultat d’une année.

Ces aléas, appelés à se multiplier avec le changement climatique, menacent directement l’emploi artistique et technique.

Cet amendement crée, au sein du programme 131 « Création », un fonds de sécurisation des représentations annulées pour raisons climatiques, doté de 5 millions d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.

Le fonds aurait vocation à prendre en charge tout ou partie des dépenses engagées pour une représentation contractualisée, annulée en raison d’un épisode climatique (vigilance canicule ou intempéries, décision administrative), lorsque le prix de cession n’a pas été versé. Ses modalités seraient fixées par le ministère de la Culture après concertation avec les organisations professionnelles, et sa gestion confiée aux directions régionales des affaires culturelles.

Pour respecter les règles de recevabilité financière, l’amendement minore à due concurrence les crédits hors titre 2 du programme 224 « Soutien aux politiques du ministère de la culture ». Les auteurs n’entendent pas réduire les moyens de ce programme et invitent le Gouvernement à lever ce gage.

Auteurs 37

Steevy Gustave EcoS

Les 36 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P2D1N002027
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210