amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-1620

Marcellin Nadeau GDR · Article 58

En clair

Marcellin Nadeau a déposé cet amendement le 29 oct. 2026, avec 16 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Compétitivité et durabilité de l'agriculture et de l'agroalimentaire+5 000 000 €+5 000 000 €
Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation0 €0 €
Conduite et pilotage des politiques de l'agriculture−5 000 000 €−5 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Les exploitations agricoles d'outre-mer peuvent être confrontées à une difficulté de trésorerie particulièrement pénalisante lorsque le versement d’une aide publique tarde, alors même que l’éligibilité de l’exploitation et le montant de l’aide ont été validés.

Ces retards fragilisent la capacité des agriculteurs à régler leurs fournisseurs, à maintenir leur activité, à rémunérer leurs salariés et à poursuivre les investissements indispensables à la production. Ils peuvent également compromettre la réalisation des objectifs publics de souveraineté alimentaire et de diversification agricole.

Le présent amendement propose la création d’un fonds relais de trésorerie agricole ultramarin doté de 5 millions d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.

Ce fonds aurait vocation à consentir des avances temporaires et remboursables aux exploitations agricoles des départements et régions d’outre-mer qui justifient d’un besoin urgent de trésorerie résultant du retard de versement d’une aide publique déjà attribuée ou dont le montant est définitivement validé.

Les modalités de mise en œuvre devraient prévoir des critères objectifs d’éligibilité, un examen rapide des demandes, un plafonnement des avances, leur remboursement à réception de l’aide attendue et des mécanismes de prévention du cumul indu des financements. Une attention particulière serait accordée aux petites exploitations, aux éleveurs et aux producteurs engagés dans la diversification alimentaire, sans exclure les autres filières confrontées à une difficulté documentée.

Le dispositif serait conçu en complément des mécanismes existants, sans se substituer aux obligations de paiement des autorités responsables et dans le respect des règles applicables aux aides publiques et aux financements européens.

Il s’agit ainsi de faire en sorte qu’un retard administratif ou financier ne se transforme pas en cessation d’activité, et que les agriculteurs ultramarins ne supportent pas seuls les conséquences de délais qu’ils ne maîtrisent pas.

Pour assurer la recevabilité financière de l’amendement, celui-ci majore de 5 millions d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement les crédits de l'action 24 du programme 149 « Compétitivité et durabilité de l’agriculture et de l’agroalimentaire » et minore à due concurrence les crédits de l'action 02 du programme 215 « Conduite et pilotage des politiques de l’agriculture ». Cette minoration constitue un gage de recevabilité, dont la levée est demandée au Gouvernement.

Auteurs 17

Marcellin Nadeau GDR

Les 16 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P2D1N001620
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210