amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-1468

Marcellin Nadeau GDR · Article 58

En clair

Marcellin Nadeau a déposé cet amendement le 29 oct. 2026, avec 16 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Compétitivité et durabilité de l'agriculture et de l'agroalimentaire+2 000 000 €+2 000 000 €
Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation0 €0 €
Conduite et pilotage des politiques de l'agriculture−2 000 000 €−2 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le mouton de race "Martinik" constitue une ressource génétique et un patrimoine agricole précieux pour la Martinique. Adaptée aux conditions tropicales, comme le brahman martiniquais qui fut la vedette du dernier salon de l'agriculture, cette race ovine originale présente des aptitudes à la reproduction, à l’élevage au pâturage et à la production dans des conditions d’alimentation parfois difficiles.

Elle représente un levier de développement pour un élevage local moins dépendant des systèmes de production importés et mieux adapté aux contraintes climatiques et économiques du territoire.

Pourtant, la pérennité de cette ressource repose sur le maintien d’un nombre suffisant d’éleveurs engagés dans la sélection, la conservation des lignées et l’amélioration génétique du cheptel.

Les données publiées pour 2022 faisaient état de 353 brebis contrôlées et de huit éleveurs contrôlés. Ces chiffres, qui doivent être actualisés, témoignent de l’intérêt d’un suivi renforcé de la population reproductrice et des moyens consacrés à la sélection.

Le présent amendement propose de consacrer 2 millions d’euros à un programme de conservation, de développement et de valorisation de la race "Martinik".

Ces crédits permettraient notamment :

– de renforcer le suivi généalogique, les contrôles de performances et la conservation de la diversité génétique ;

– d’accompagner les éleveurs dans l’amélioration des pratiques de reproduction et de sélection ;

– de soutenir la diffusion de reproducteurs de qualité et la constitution de troupeaux de conservation ;

– de développer la formation, le conseil technique et les références économiques propres à cette race ;

– de promouvoir la valorisation des produits issus du mouton Martinik, dans le respect des règles sanitaires, de traçabilité et de concurrence.

Le programme serait conduit en partenariat avec l’organisme de sélection de la race, les organisations professionnelles, la chambre d’agriculture et les organismes scientifiques compétents.

Il contribuerait à préserver un patrimoine génétique adapté aux conditions tropicales, à soutenir les éleveurs martiniquais et à renforcer l’autonomie alimentaire du territoire.

La protection de la race "Martinik" ne relève pas seulement de la conservation d’un patrimoine. Elle constitue un investissement dans l’avenir de l’élevage outre-mer et dans la capacité des territoires à développer des systèmes de production adaptés à leurs propres conditions écologiques.

En conséquence, cet amendement minore à due concurrence les crédits de l'action 02 du programme 215, et abonde ceux de l'action 24 du programme 149.

Auteurs 17

Marcellin Nadeau GDR

Les 16 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P2D1N001468
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210