amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° II-1385
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En clair
Eva Sas a déposé cet amendement le 29 oct. 2026, avec 36 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
| Programme | Autorisations d'engagement | Crédits de paiement |
|---|---|---|
| Compétitivité et durabilité de l'agriculture et de l'agroalimentaire | −100 000 000 € | −100 000 000 € |
| Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation | 0 € | 0 € |
| Conduite et pilotage des politiques de l'agriculture | 0 € | 0 € |
| Investissements en équipements et en formation dans la restauration collective (ligne nouvelle) (création) | +100 000 000 € | +100 000 000 € |
| Solde | 0 € | 0 € |
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise, à créer une ligne nouvelle au sein de la mission « Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales » et à l’abonder de 100 millions d’euros afin de soutenir les collectivités et établissements publics dans l’atteinte des objectifs de produits durables et bios prévus par la loi « Egalim »
La loi « EGalim », a fixé un objectif d’au moins 50 % de produits durables et de qualité dans les repas servis par la restauration collective, dont au moins 20 % de produits issus de l’agriculture biologique d’ici 2022 pour la restauration publique. Dans le bilan statistique annuel 2025 de l’application des objectifs d’approvisionnement fixés à la restauration collective, le gouvernement rapporte que le taux de produits issus de l’agriculture biologique n’est que de 11,8%, et le taux de produits durables et de qualité est estimé à 29,5%.
La restauration collective constitue pourtant un levier essentiel de la transition agroécologique et de l’amélioration de la qualité de l’alimentation. L’atteinte des objectifs de qualité et de durabilité des approvisionnements suppose des cuisines capables de réceptionner, stocker, préparer et transformer davantage de produits bruts et frais, ainsi que des équipements adaptés aux nouvelles exigences environnementales.
Lors du plan de relance, une enveloppe de 50 millions d’euros a été consacrée à l’investissement dans certaines cantines scolaires. Le présent amendement propose ainsi de d’élargir cette mesure en consacrant 100 millions d’euros à l’accompagnement de la restauration collective publique dans sa transition agroécologique. D’une part, des investissements matériels sont nécessaires pour permettre cette transition : du matériel spécifique est essentiel pour l’élaboration de plats à partir de produits bruts (légumeries) et locaux, ou encore pour limiter le gaspillage alimentaire. D’autre part, l’amendement vise à financer les formations nécessaires à la transition vers des produits durables et issus de l’agriculture biologique.
L’amendement est issu des travaux du Parlement de Circonscription de la députée Eva Sas. Cette démarche de démocratie participative a vu des dizaines d’habitants de la circonscription échanger pendant plusieurs mois et proposer des solutions, dont cet amendement, pour une alimentation durable. Cette demande est également portée par le Syndicat national de la restauration collective.
Le présent amendement crée un nouveau programme, au sein de la mission « Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales » et l’abonde, en autorisations d’engagement et en crédits de paiement de 100 millions d’euros.
A des fins de recevabilités financières, le présent amendement minore, au sein du programme 149 « Compétitivité et durabilité de l’agriculture et de l’agroalimentaire », l’action n° 21 « Adaptation des filières à l’évolution des marchés » à hauteur de 100 millions d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement. L’objet de ces mouvements de crédits relève uniquement du respect des règles financières qui s’imposent au législateur dans sa capacité d’amendement. Le présent amendement n’a pas pour intention de diminuer les moyens affectés à d’autres politiques publiques, il est ainsi demandé au gouvernement de lever le gage.
Auteurs 37
- EcoS 36
Les 36 cosignataires
- EcoS Pouria Amirshahi
- EcoS Christine Arrighi
- EcoS Clémentine Autain
- EcoS Léa Balage El Mariky
- EcoS Lisa Belluco
- EcoS Karim Ben Cheikh
- EcoS Benoît Biteau
- EcoS Arnaud Bonnet
- EcoS Nicolas Bonnet
- EcoS Cyrielle Chatelain
- EcoS Alexis Corbière
- EcoS Hendrik Davi
- EcoS Emmanuel Duplessy
- EcoS Charles Fournier
- EcoS Marie-Charlotte Garin
- EcoS Damien Girard
- EcoS Steevy Gustave
- EcoS Catherine Hervieu
- EcoS Jérémie Iordanoff
- EcoS Julie Laernoes
- EcoS Tristan Lahais
- EcoS Benjamin Lucas-Lundy
- EcoS Julie Ozenne
- EcoS Sébastien Peytavie
- EcoS Marie Pochon
- EcoS Jean-Claude Raux
- EcoS Sandra Regol
- EcoS Jean-Louis Roumégas
- EcoS Sandrine Rousseau
- EcoS François Ruffin
- EcoS Sabrina Sebaihi
- EcoS Danielle Simonnet
- EcoS Sophie Taillé-Polian
- EcoS Boris Tavernier
- EcoS Nicolas Thierry
- EcoS Dominique Voynet
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3210P2D1N001385
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210