amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-960

Eva Sas EcoS · Article 58

En clair

Eva Sas a déposé cet amendement le 26 oct. 2026, avec 36 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Hébergement, parcours vers le logement et insertion des personnes vulnérables+6 510 000 €+6 510 000 €
Aide à l'accès au logement0 €0 €
Urbanisme, territoires et amélioration de l'habitat−6 510 000 €−6 510 000 €
Impulsion et coordination de la politique d'aménagement du territoire0 €0 €
Politique de la ville0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement vise à augmenter de 6,51 millions d’euros les crédits consacrés aux pensions de famille, afin de revaloriser de 19,50 euros à 20,10 euros le forfait journalier versé par l’État à ces structures essentielles à la politique du logement d’abord.

Les pensions de famille accueillent des personnes en situation de grande exclusion, en leur offrant un logement privatif, stable et durable, sans limitation de durée, ainsi qu’un accompagnement quotidien favorisant leur autonomie, le lien social et la reconstruction de leurs parcours.

Pourtant, alors que leurs charges de fonctionnement ne cessent d’augmenter, notamment en raison de la hausse des prix de l’énergie, des assurances, de l’entretien ou encore des prestations de services, le forfait journalier versé par l’État reste gelé à 19,50 euros depuis avril 2022.

Ce gel est d’autant plus difficile à justifier que les prix ont continué d’augmenter depuis cette date. Ainsi, sur les seules années 2024 et 2025, l’inflation cumulée a atteint près de 3 %, sans qu’aucune revalorisation du forfait ne soit intervenue. Notre proposition de revalorisation de 3,1 % constitue donc le strict minimum et une mesure urgente, car les gestionnaires de ces structures accueillent des personnes aux ressources particulièrement faibles et ne peuvent pas compenser la hausse de leurs charges par une augmentation significative des redevances acquittées par les résidents.

Faute de moyens suffisants, c’est donc l’équilibre économique de ces structures qui est menacé avec des conséquences très concrètes, telles que la réduction des dépenses d’entretien, les difficultés à financer les équipes et les remplacements, ou encore la limitation des activités collectives.

De plus, cette situation est contradictoire avec l’ambition affichée par l’État de développer massivement les pensions de famille, avec un objectif de 10 000 nouvelles places entre 2023 et 2027 dans le cadre du deuxième plan « Logement d’abord ». Or, il ne suffit pas de créer de nouvelles places, encore faut-il garantir aux gestionnaires les moyens nécessaires pour les faire fonctionner durablement et maintenir la qualité de l’accueil proposé.

Afin de gager cette augmentation du budget du programme 177 « Hébergement, parcours vers le logement et insertion des personnes vulnérables » dans le respect des règles prévues par la loi organique relative aux lois de finances (LOLF), il est proposé de prélever 6,51 millions d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement au programme 135 « Urbanisme, territoires et amélioration de l’habitat » via son action n° 04 « Réglementation, politique technique et qualité de la construction » et ce au profit de l’action n° 12 « Hébergement et logement adapté » du programme 177 « Hébergement, parcours vers le logement et insertion des personnes vulnérables ». Il convient de noter que cette proposition de mouvement de crédits est uniquement formelle, afin de respecter les règles budgétaires. Notre intention n’est pas de ponctionner un autre programme et nous appelons le Gouvernement à lever ce gage financier.

Cet amendement est soutenu par la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), la Fédération des Associations et des Acteurs pour la Promotion et l’Insertion par le Logement (FAPIL) et l’Union professionnelle du logement accompagné (UNAFO).

Auteurs 37

Eva Sas EcoS

Les 36 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P2D1N000960
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210