Non soutenu

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-3950

Nicolas Sansu GDR · Après l'article 15

En clair

Nicolas Sansu a déposé cet amendement le 10 oct. 2026, avec 16 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas été soutenu en séance publique le 27 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – La section 5 du chapitre III du titre V du livre IV du code des impositions sur les biens et services est ainsi modifiée :

1° À la fin de l’article L. 453‑65, le montant : « 750 millions d’euros » est remplacé par le montant : « 2 milliards d’euros » ;

2° À la fin du 2° de l’article L. 453‑70, le taux : « 3 % » est remplacé par le taux : « 15 % ».

II. – Le présent article s’applique à la taxe due au titre de l’année 2027.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Les géants du numérique bénéficient aujourd’hui d’un modèle économique qui leur permet de réaliser des chiffres d’affaires considérables sur les marchés européens tout en acquittant, en proportion, une fiscalité particulièrement faible. Leur capacité d’innovation n’est pas seulement technologique : elle est également fiscale.

Grâce notamment à la possibilité de localiser certaines fonctions, actifs et bénéfices dans des juridictions où la fiscalité est plus favorable, les grandes entreprises du numérique peuvent réduire significativement leur taux effectif d’imposition. Ce phénomène crée une distorsion croissante entre les entreprises dont l’activité repose sur une présence physique sur le territoire et celles dont le modèle économique permet de réaliser d’importants revenus sans que leur implantation fiscale corresponde nécessairement à l’ampleur de leur activité économique réelle.

C’est précisément pour répondre à cette distorsion qu’a été instaurée la taxe sur les services numériques. En taxant le chiffre d’affaires généré sur le territoire plutôt que les seuls bénéfices déclarés, elle permet de mieux appréhender l’activité économique effectivement réalisée en France. Une taxation coordonnée à l’échelle européenne serait évidemment préférable afin d’éviter les stratégies d’optimisation entre États membres et de garantir des règles communes. Pourtant, depuis plusieurs années, les négociations européennes sur une fiscalité plus ambitieuse du numérique sont au point mort. t.

Le débat budgétaire de l’an dernier avait démontré qu’une évolution de cette taxe était possible. La commission des finances avait adopté un relèvement substantiel du taux, porté à 15 %. En séance publique, sous la pression des États-Unis et du lobby de l’alcool, au dispositif le taux retenu avait finalement été ramené à 6 %. L’utilisation du 49.3 sur le budget avait ensuite conduit à l’abandon de toute hausse du taux.

Les recettes de la taxe sur les services numériques se sont élevées à 785 millions d’euros en 2024. Porter son taux de 3 % à 15 % tout en rehaussant le seuil d'assujettissement à 2 milliards, permettrait d’accroître son rendement de 3,9 milliards et de faire contribuer davantage les entreprises qui bénéficient directement de l’activité économique et de la consommation françaises.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le

Auteurs 17

Nicolas Sansu GDR

Les 16 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P1D1N003950
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210